‹ De L'Inondation Péritonéale dans L'avortement TubaireChapitre 24 sur 29 · PR · texte numérisé non relu

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que ce soit la laparotornie. Car nous ne voyons pas les avantages nimême l'indication de la colpotomie dans ces cas et une observation de Borpr, où cet auteur commença par une colpotomie postérieure, fut plutôt malheureuse puisque aussitôt après, il fut forcé de faire la laparotomie et que, pour terminer, la malade mourut (1).

Mais, au cours de la laparotomie, faut-il enlever l’autre trompe, même si elle est saine? Certains auteurs, se basant sur la récidive fréquente de la grossesse extrautérine chez la même femme {2}, suivent cette technique : il ne semble pas pourtant que ce soit celle qui soit suivie par la majorité des chirurgien; peut-être à cause de la hâte que l’on a à terminer l'intervention dans ces cas.

D’autres, au contraire, ont été beaucoup plus conservateurs et, dans les cas de rupture, après avoir cureté et suturé la trompe malade, l'ont laissée en place. Nous n'avons jamais vu celte technique employée dans des cas d'avortement et nous ne savons pas quels en seraient les résultats, mais elle nous semble bien osée et peut-être pas très logique dans ces cas.

Enfin disons un mot de l'opinion de Murer (3) qui, dans les cas d'avortement incomplet, conseille la laparotomie et l’ablation de la trompe, tandis que l'avortement complet guérirait spontanément: après ce que nous avons dit au sujet de l'avortement complet et incomplet on conçoit facilement que nous ne partageons nullement son avis.

HARPEUD Sans (2) Voir aussi à ce sujet le mémoire de L. Bazy. (Rev. de gyn., juillet 1910).

(3) Murer, loc, cit. Zeitschrift für Geburtshülfe und Gynäkologie, 1893, vol. XXVI, p. 31, 50 et 58.

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