‹ De L'Inondation Péritonéale dans L'avortement TubaireChapitre 25 sur 29 · TRAITEMENT. — PRONOSTIC · texte numérisé non relu

TRAITEMENT. — PRONOSTIC

En résumé, la conduite à tenir, qui nous paraît logique d'une façon générale, est la /aparotomie immédiate avec ablation de l'annexe atteinte.

Évidemment, on soutiendra la malade avec du sérum, au besoin intra-veineux. Un procédé rapide et pratique est aussi d'en injecter directement dans le rectum; on fera également de l'huile camphrée, de la caféine, etc... on réchauffera la malade; mais on ira le plus rapidement possible, le sérum pouvant se continuer d’ailleurs, au besoin, pendantle cours même de l'opération. On drainera ou non suivant le cas el surtout suivant les conditions d’asepsie où on se trouvera; la mèche peut être utile en certains cas, mais tout cela est secondaire.

Dans les cas où les phénomènes aigus n'auront pas encore apparu, on attendra évidemment d'avoir un dagnostic ferme, mais dès ce moment l'indication deviendra la même, aussi impérative que dans le cas précédent.

Nous n'avons pas d’ailleurs la prétention d'exprimer 1et ‘une opinion exclusivement personnelle, loin de là! Mais nous croyons que c'est, à l'heure actuelle, celle de la majorité de nos maîtres et c’est de leur expérience que nous nous réclamons.

Récemment, ce travail étant presque achevé, M. LECÈNE présenta à la Société d'Obstétrique, de Gynécologie etde Pédiatrie (1) une observation personnelle qu'il a bien voulu nous confier et que l’on trouvera plus loin (2):

(4) Mai 1910.

(2}R£TObs.VL"p.70;

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observation d'inondation péritonéale au cours d’un avortement tubaire qu’il opéra d'urgence et qui guérit.

A cette occasion M. Rourier exprima le regret d’avoir temporisé dans un cas d'inondation grave el demanda l'avis des chirurgiens présents. La plupart furent pour l'intervention immédiate. M. J. L. Faure insista sur la nécessité de remonter d'abord la malade avec du sérum. Mais M. le Professeur Pixarp, se basant sur des observations personnelles typiques, conseilla, dans tous les cas, l'intervention rapide et sans tarder. M. LECÈNE partageait entièrement son avis et les cas qu'il présentait, opérés dans ses conditions, étaient bien faits pour démontrer la justesse de ces vues.

Et maintenant quel sera le pronostic? Il sera peut-être plus grave, à notre idée, dans les cas d'inondation par avortement que dans les cas de rupture, à cause des atermoiements, de l'hémorragie qui, nous l'avons dit, est plutôt plus abondante que dans la rupture, quand les accidents bruyants apparaissent, et à cause de la fatigue plus grande du sujet.

Il est évident, d’ailleurs, que le pronostic dépend de bien des circonstances : moment où on a vu la malade, où on à pu l’opérer, conditions ambiantes, etc. Pourtant, quand on interviendra rapidement, on aura des chances appréciables de guérison et nous en pourrons citer des cas.

Aussi, si un diagnostic ferme a pu déceler l'hémorragie avant la période cataclysmique, il est évident qu’on opérera alors dans de bien meilleures conditions, et la

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