‹ De l'inondation péritonéale dans l'avortement tubaire (sans rupture)Chapitre 25 sur 33 · EEEEEEEEELEE—Z——]—]—]— ZE TRAITEMENT — PRONOSTIC · texte numérisé non relu

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hémorragies de l'avortement sont capables d'entraîner la mort, si nous n'avions pas, par ailleurs, d’autres preuves et d’autres cas.

Quant à cel argument que l'hémorragie peut ne pas être aussi grande qu'on le suppose, il ne nous semble pas probant.

Le fait que la quantité de sang est difficile à apprécier est une raison de plus pour intervenir : s'il y en à beaucoup, on retombe dans Le premier cas dont nous venons de parler, avec celte nuance que l’on craindra moins le choc opératoire chez une malade dont l'état général est meilleur ; s'il y en à peu, on fera encore une bonne opération : en effet, Bour£LY citait dans son argumentation et s’appuyait sur un Cas où, après une crise à grand fracas, il était intervenu « pour ne trouver qu'un tout petit avortement tubaire avec un peu de sang dans le péritoine ». Or, il est évident, après ce que nous avons dit ici, que cel avortement tubaire aurait pu continuer à saigner wsque ad mortem et qu'il est heureux que Bouilly soit intervenu.

Et ainsi celte notion de l'hémorragie pouvant être mortelle duns les avorlements tubaires les plus minimes, enlère un arqument aux abstentionnistes dans la discussion de lintervention pour les inondations en général, et est, au contraire, un argument en faveur de l'intervention aussuôt le diugnostic posé.

Enfin, il faut avouer que si même on pouvait avoir une approximation sur la quantité de sang épanché, cela ne prouverait rien.

S'il est vrai que la gravité apparente des accidents n’est pas toujours en rapport avec cette quantité, il est vrai aussi que la quantité de sang perdu entraînant une

issue fatale est essentiellement variable. Tous les accoucheurs qui, plus que d’autres, sont appelés à voir fréquemment des hémorragies graves, ont vu des cas mortels où la quantité de sang épanché était certainement moindre que dans tel autre cas où on avait pu ranimer la malade.

Et malgré tout, des signes comme la rapidité du pouls, les troubles de la vue, l'agitation, les vertiges sont des signes qui ont suffisamment de valeur pour imposer une opération, puisque, dans des cas plus simples d'hémorragie post parlum, par exemple, on craint toujours lorsqu'on les voit apparaître d'arriver déjà trop tard.

Nous savons bien que les abstentionnistes espèrent l'arrêt et la résorption possible du sang. Mais il nous semble que, même si le sang s'arrète après des accidents aussi graves, la vie de la femme est encore très en danger et que, d'autre part, comme rien ne peut faire prévoir cet arrêt, non plus que la reprise possible de l'hémorragie, on risque d'être appelé à se décider à opérer dans de plus mauvaises conditions encore, ou à laisser mourir la malade avec le regret de n'avoir rien tenté pour la sauver et, pour avoir peut-être la chance d'opérer dans des conditions meilleures ou plutôt moins défavorables en un cas, on s'expose à de grands mécomptes en dix autres cas.

Enfin les abstentionnistes ont mis en avant la difficulté pratique d'opérer en certains milieux, en dehors de l'hôpital ou des maisons de santé. Il semble qu'à l'heure actuelle ces difficultés ne soient pas insurmontables : en tous cas, il ne nous paraît pas que cela puisse entrer en ligne de compte pour la discussion de l'indication Opératoire générale.

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