‹ De L'Insertion Vélamenteuse Du Cordon Dans Ses Rapports Avec La Grossesse & L'AccouchementChapitre 10 sur 34 · UT AE · texte numérisé non relu

UT AE

Le D' Bessière de Paris (1), dans sa thèse inaugurale, ne trouve pas ces ha die concluantes et il voit dans ces cas invoqués par M. Poullet de simples exemples d'hydrorrhée type décrite par Nœgelé en 1820.

Dans une thèse de Montpellier, Hugues se range de l'avis du docteur de Lyon et il rapporte à l appui de son opinion les deux observations suivantes:

. (Jéroline), âgée de 36 ans, tempérament très fort, est enceinte pour la seconde fois. Elle dit avoir éprouvé des maux de cœur, de fréquentes vomituritions pendant les trois premiers mois de sa grossesse et avoir eu une perte peu abondante pendant tout le temps. Le 26 septembre, à 8 heures du matin, elle se trouva inondée par une assez grande quantité d’eau ; elle se mit au lit, y resta au repos pendant quelques jours ; mais elle perdait souvent de l’eau, et cela à des intervalles plus ou moins réguliers.

Le 5 octobre, à 6 heures du matin, les douleurs apparurent ; par le toucher FR on sentait que l’orifice utérin avait-déjà 3 centim. de dilatation, qu’il y avait une procidence du cordon et que ce dernier ne donnait plus que quelques pulsations. De plus, on reconnut une position transversale du tronc, mais on ne put diagnostiquer éncore la position. Les douleurs étant très faibles, la femme resta au repos jusqu’à 7 heures du soir, heure à laquelle on l’amena à la Maternité.

A son arrivée (5 octobre), la dilatation était à peu près complète, et il y avait une main en procidence. On diagnostiqua une présenfation de l’épaule gauche en première position. Une anse du cordon était à l'extérieur et les douleurs étaient faibles. On procéda à la version et la femme mit au monde une fille morte, pesant 2,250 grammes.

Un quart d'heure après, le col étant revenu sur lui-même, on fit la dilatation forcée pour pouvoir extraire le placenta ; on éprouva beaucoup de difficulté à cause de l’état spasmodique du col et des adhérences très fortes qui existaient entre la surface externe du placenta et la surface interne de l'utérus et on ne put extraire que quelques fragments placentaires. On laissa alors reposer la femme jusqu’à 10 heures du soir, heure à laquelle on introduisit la main dans l’utérus pour extraire ce qui restait du placenta. En examinant alors les membranes, on s’apercut que linsertion du cordon se faisait sur elle et non directement sur le placenta et que le cordon avait une longueur de 66 cent.

(4) Bessiëre, thèse de Paris, 1883-1884.

Page 1