‹ De L'Insertion Vélamenteuse Du Cordon Dans Ses Rapports Avec La Grossesse & L'AccouchementChapitre 7 sur 34 · RAD EE · texte numérisé non relu

RAD EE

elle serait vélamenteuse si les vaisseaux se développaient sur la caduque réfléchie.

Schultze (1) tente aussi d'expliquer la pathogénie du phénomène en 1867. Il regarde l'insertion vélamenteuse comme toujours primitive. Si l’adhérence de la vésicule ombilicale avec le chorion empêche la gaine amniotique de ramener fous les vaisseaux sur le placenta, elle demeure définitive.

En 1875 le D' Edoardo Porro (2) publie un cas d’insertion vélamenteuse circulaire.

Chantreuil (3) met la question à jour dans sa thèse d’agrégation de 1875. Il avance que l’hémorrhagie seule permet de soupçonner cette disposition des vaisseaux, avant la dilatation du col de l'utérus. Dans ce dernier cas le toucher permettra quelquefois de sentir les cordons pulsatiles formés par les vaisseaux si l'insertion normale du cordon est en rapport avec l’orifice de l'utérus.

Le D' Poullet de Lyon (4) accuse, en 1879, l'implantation vélamenteuse d’être une cause dela rupture prématurée des membranes. Selon l’auteur on doit soupçonner une insertion de ce genre lorsqu'une femme perd de l’eau amniolique à cinq ou six mois de grossesse, en dehors de tout commencement de travail.

Le D° Thévenot (5) revient, en 1881, sur la pathogénie

(1) Insertivo velamentosa (Jenaischer Zeitschrift fur Med. u. Naturv., 1867, p. 198).

(2) Enoarno Porro, Annali universali di Medicina, vol. CCXXI, anno 1875, Annales de gynécologie. Trad. de J. Fioupe, pag. 465, année 1875.

(3) GxanrreuiL, Des dispositions du cordon (la procidence exceptée) qui peuvent troubler la marche régulière de la grossesse et de l'accouch. Thèse

(4) J. Pourcer, Annales de gynécologie, 1879.

(5) Taevexor, Double insertion vélamenteuse du cordon dans un cas

de grossesse gémellaire. Causes de l'insertion vélamenteuse. Annales de gynécologie, 1881.

MES peste

du phénomène au sujet d’une grossesse gémellaire présentant deux insertions vélamenteuses du cordon. Selon lui linsertion sérotinienne primitive est la règle; mais l’adhérence de la vésicule ombilicale avec le chorion peut être l’occasion d’une insertion vélamenteuse. De plus l’orientation de l'embryon, la présence de plusieurs embryons, en apportant une gêne, un obstacle au trajet de l’allantoïde jusqu’à la sérotine amèneraient des adhérences anormales. « On peut invoquer aussi l’existence d'une zone très vasculaire autre que la zone sérotinienne, devenant temporairement un centre d'attraction pour les vaisseaux ombilicaux ».

Enfin dans sa thèse inaugurale de 1884, le D' Hugues (1) appelle l'attention sur l’état de souffrance du fœtus dans la grossesse gémellaire.

Anatomie pathologique,

Nous envisagerons successivement les annexes dans les cas de grossesses simples etde grossesses multiples.

Et d’abord examinons comment se comportent le cordon, les vaisseaux, les membranes et le placenta, s’il y a un seul enfant.

Le cordon ne présente rien de spécial à signaler dans sa forme et sa grosseur. Sa longueur a varié dans nos observations de 26 à 90 centimètres. Ses circulaires ont été rencontrés une fois sur cinq par John Beale (2). Hugues arrive à la proportion de un sur huit. Nous obtenons le même chiffre que ce dernier auteur. Nous en avons compté

(1) Hueues, De l'implantation vélamenteuse du cordon ombilical, Thèse

de Montpellier, 1884.

(2) Joux Beaze, the Lancet, 1857, page 551.

Page 1