Traité des animaux, chap. v, première partie
o c'est un commencement de connaissance 1 . » Il y a dans cette proposition une double erreur : l'instinct est un fait, un fait primitif et qui ne peut être réduit en aucun autre, Y instinct est donc quelque chose; et pourtant ce n'est pas un commencement de connaissance.
Ce n'est pas non plus une habitude 2 , comme le veut Condillae, car Y instinct précède toute habitude.
« La réflexion, dit-il, veille à la naissance « des habitudes; mais à mesure qu'elle les « forme, elle les abandonne à elles-mêmes...
« Parla, ajoute-t-il, toutes les actions d'ha- « bitude sont autant de choses soustraites à « la réflexion 3 . » Et tout cela est vrai; mais, encore une fois, tout cela n'est vrai que des choses qui se rapportent à l'intelligence.
Il a donc tour à tour raison ou tort , selon qu'il parle de Y instinct ou de Y intelligence. Il a raison quand il dit : « Si les bêtes inven-