‹ De l'instinct et de l'intelligence des animauxChapitre 2 sur 217 · ÉTUDE POSITIVE · texte numérisé non relu

ÉTUDE POSITIVE

PBEAMBULE.

L'étude positive des instincts et de l'intelligence des animaux, eomo^eneée par Buffon et par Réauraur, a été, pour la première fois peut-être, indiquée comme une science propre par G. Leroy, l'auteur ingénieux

12 ÉTUDE POSITIVE DE i/lNSTINCT

des Lettres philosophiques sur les* animaux*-.

« Les descriptions anatomiques, dit G. Le- « roy, les caractères extérieurs qui distinct guent les espèces, les incitations na- « turelles qui les différencient, sont sans « doute des objets très-importants de l'his- « toire des bêtes ; mais quand tout cela est « connu, il me semble qu'il y a encore « beaucoup à faire pour le philosophe 2 . »

Il ajoute : « Le naturaliste, après avoir « bien observé la structure des parties, soit u extérieures, soit intérieures des animaux, « et deviné leur usage, "doit quitter le scalpel, « abandonner son cabinet, s'enfoncer dans « les bois pour suivre les allures de ces « êtres sentants, juger des développements « et des effets de leur faculté de sentir,

\ . Publiées d'abord sous le titre de : Lettres sur les animaux j par un physicien de Nuremberg ; Paris, 4781; et, plus tard (dans une édition donnée, après la mort de l'auteur, parîRoux-Fazillac), sous le titre de : Lettres philosophiques sur l'intelligence et la perfectibilité des animaux > etc., par Charles -Georges Leroy; Paris, 1802.

%. Lettres philosophiques, etc., p, 2,

« et voir comment, par Faction répétée de « la sensation et de l'exercice de la mé- « moire, leur instinct s'élève jusqu'à Tin- « telligence 1 . »

Ainsi, d'après G. Leroy, outre Yanatomie qui étudie les parties des animaux et la zoologie qui marque les caractères de leurs espèces, il y a un champ déterminé de recherches, une science propre ; et l'objet de cette science propre est l'étude positive et d'observation, l'étude expérimentale des faits de l'intelligence des animaux.

Et, comme on voit, cette science est toute nouvelle. Non, assurément, qu'on ne se soit beaucoup occupé, depuis Descartes, de la question métaphysique de l'âme des bêtes.

Je ne sais, au contraire, s'il est une seule autre question de ce genre sur laquelle on ait plus écrit. Mais , je le répète , pour l'étude positive et d'observation, pour l'étude des faits , elle commence avec Réaumur, avec Buffon, avec G. Leroy, se continue

Page 1