Œuvres de Descaries, t. VIJ, f
2. Il suppose un homme qui n'aurait jamais vu que des hommes, et qui aurait fabriqué lui-même des automates si parfaits que,*sans les deux moyens indiqués plus haut (le manque de la parole et l'impossibilité de nous imiter en tout), « il se serait trouvé « empêché à discorner entre de vrais hommes ceux qui « n'en avaient que la figure. » C'est cet homme qui, voyant ensuite les animaux qui sont parmi nous, jugerait que ce sont des automates , puisqu'ils manquent également de la parole, et qu'ils sont également dans Y impossibilité de nous imiter en tout.