‹ De l'instinct et de l'intelligence des animauxChapitre 54 sur 217 · Ibidem, livre i · texte numérisé non relu

Ibidem, livre i

Voilà sans doute un bel éloge des mains; et l'on peut croire qu'Helvétius n'aurait pas mieux dit.

« Mais, » ajoute aussitôt Galien avec sa supériorité de vue, « ce n'est pas parce que « l'homme a des mains qu'il est l'animal le « plus sage, comme le disait Ànaxagore; « c'est, au contraire, parce qu'il est le plus « sage des animaux que la nature lui a donné « des mains, comme Aristote le soutient plus « justement 1 . »

Il continue : « Ce ne sont pas les mains « qui ont inventé les arts, c'est la raison : la « raison se sert des mains, comme le musi- « cien de la lyre, comme le maréchal des te- « nailles... Et comme ce n'est ni la lyre qui « instruit le musicien, ni les tenailles le ma- « réchal, lesquels n'en sont pas moins arti- « sans par leur seule raison, quoiqu'ils ne « puissent rien faire sans ces instruments, de « même l'âme n'en tire pas moins de son es- « sence propre toutes ses facultés, quoique

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