‹ De l'instinct et de l'intelligence des animauxChapitre 8 sur 217 · Histoire du, chien, t. II, p · texte numérisé non relu

Histoire du, chien, t. II, p

2. Le mot pensée est un mot qui a grand besoin d'être défitvi. Je n'entends ici, par pensée, qu intelligence. Et c'est tout ce dont il peut être question, quand il s'agit des animaux. Dans sa plénitude de sens, le mot pensée implique raison; et la raison n'appartient qu'à l'homme. (Voyez mon livre intitulé : De la raison, du génie et de la folie , au chapitre : De la raison de V homme.)

ligence? Comment peut-il surtout, s'il n'a pas la mémoire , ainsi que Buffon l'assurait tout à l'heure, se souvenir des bienfaits, oublier les mauvais traitements? Buffon reconnaît comme historien ce qu'il nie comme philosophe. D'où vient donc une contradiction si étrange , et qui se fait sentir jusque dans les termes? Ne serait-ce pas que Buffon, malgré son grand sens, se laisse influencer par la nature du travail auquel il se livre; qu'historien, il est plus près des faits, et que, philosophe, il est plus près du système?

Je continue l'examen des propositions dans lesquelles il a lui-même résumé, comme on vient de voir, son système. II refuse aux bêtes la réflexion , et avec grande raison sans doute; car il entend par réflexion « cette opé- « ration par laquelle nous nous élevons à des « idées générales nécessaires pour arriver à « l'intelligence des choses abstraites 1 . » Mais toute espèce de réflexion peut-elle être refusée aux bêtes? Ce chien qui, tenant une proie

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