‹ De l'instinct et de l'intelligence des animaux (volume 2)Chapitre 102 sur 170 · Sous-genre des guenons · texte numérisé non relu

Sous-genre des guenons

2. On y a vu depuis la reproductif d'on cynocéphale, du papion. Lé mâle. avait pour le petit la plus vive tendresse.

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resseux du nouveau continent. Les singes paresseux de l’ancien continent sont les loris. Nous avons eu, dans ees dernières années, le bris grêle : tous ses mouvements étaient lents, indolents, mais en môme temps légers et adroits.

Les sajous forment une petite famille dont presque toutes les espèces sont encore à déterminer. Brisson en comptait trois ; Linné, q'uatre; Gmelin, six; Buffon; deux; G. Cuvier, quatre: selon F. Cuvier, on pourrait en établir jusqu’à huit.

On a vu la reproduction, dans notre ftiénagerie, de Y ouistiti, une des espèces les plus jolies et les plus petites des singes du Nouveau- Monde, et du ■maki à front blanc , espèce de ce singulier genre des makis qui, comme on sait, ne se trouve que dans l’île de Madagascar.

• Rien n’est plus difficile que de fixer les li^mites spécifiques des grands chats à pelage tacheté. '

Les anciens, particulièrement Oppien, parlent de deux panthères. Buffon, ayant soüs les yeux trois de cés grands chats tachetés, donna à l’un le nom àQ panthère, au second le nom d 'once, et le nom de léopard au troisième.

Selon G. Cuvier, la panthère de Buffon est lé jaguar ; son once, est la panthère proprement

dite, la grande panthère dçs anciens; et son léopard est leur petite panthère.

G. Cuvier distingue la grande panthère de la petite, ou la panthère proprement dite du léopard , par les taches du pelage, lesquelles sont tout à la fois plus petites èt plus nombreuses dans le léopard que dans la panthère.

Ce premier point à peu près éclairci, la difficulté reparaît pour la plupart des autres espèces, surtout pour les plus petites. Le serval de G. Cuvier est-il le même que celui de Bufifon? Le caracal ou lynx de Turquie, de Perse^etc., est-il le vrai lynx des anciens, comme le croyait G. Cuvier? Ce caracale t celui d’Afrique, celui d’Afrique et celui du Bengale forment-ils autant d’espèces diverses? ne forment-ils que de simples variétés d’une s eule espèce? etc., etc.

Une espèce de chat , qui se distingue entre toutes les autres par des ongles non rétractiles , est le guépard ou tigre chasseur des Indes. Le guépard de notre ménagerie, décrit par F. Cuvier, avait une grande douceur; il avait la grâce, l’adresse du chat domestique ; il recherchait, comme lui, les caresses, et faisait entendre le même petit,grognement lorsqu’on le caressait.

Le lion a produit dans notre ménagerie. Le tigre a produit à Londres ; et, ce qui est plus notable, on y a vu, dans ces 4ernièrs temps ,

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un métis né du mélange de ces deux espèces.

Notre ménagerie a souvent eu, ou, pour mieux* dire,, elle a presque toujours les deux hyènes Y hyène rayée et Y hyène tachetée. F. Cuvier a Vu ' une, hyène tachetée qui, avait pour son maître l'attaeliement le plus vif; et il a vu une hyène rayée : <cà laquelle/ dit-il, sans la erainte d’ef- « frayer le public, on aurait, pu donner la même « liberté qu’à un chien. »

Bufïon dit que Y hyène est un animal qui, « quoi- « que pris tout petit, né s’apprivoise pas 1 . », Le naturel des hyèhes nous est aujourd’hui mieux Gonnu. Plusieurs officiers de notre armée d’Afrique ont dans leurs habitations des hyènes rayées , et ,§’y lient si bien qu’ils les laissent libres. On laisse également libre, au Cap, Y hyène tachetée.

La loutre est encore un animal qui s’apprivoise facilement. F. Cuvier en a vu plusieurs qu’on était parvenu à rendre très familières, et qui ne se nourrissaient que de pain et de lait. Aussi ne partage-t-il pas le doute de Buffon sqr cp que raconte Gessner touchant des loutres privées qui' obéissaient à leur maître, et qui venaient lui rapporter le poisson qu’elles avaient

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