ÉTUDE POSITIVE DE L’INSTINCT
G. Leroy confond, comme Condillac, r<7îs//7ir/ avec l’ intelligence. Il s’agit de voir,, dit-il dès son début, « comment, par l’action répétée de la « sensation et de l’exercice de la mémoire, l'ins- . « tinct des animaux slélève jusqu’à l’intelli- « gence »
Presque partout il cherche l’origine des instincts particuliers des animaux dans quelque circonstance générale de leurs facultés ordinaires : dérivant l'industrie de fa faiblesse 1 2 , la sociabilité de la crainte 3 , l’instinct de faire des -provisions de la faim précédemment sentie 4 ; il va jusqu’à dire que les voyages des oiseaux u sont *.« le fruit d’une instruction qui se perpétue de «► « race en race 5 . »
Or, la vérité est que les industries particulières des animaux, du castor qui se bâtit une cabane, du lapin qui se creuse un terrier, de l’oiseau qui
1 . Lettres philosophiques sur f intelligence et la perfectibilité des animaux, page 5.
2. Page53. • On fait peut-être honneur à son industrie (il #a- « git du lapin qui se creuse un terrier) dé ce qui n'est dû qu'à « sa faiblesse. »
3. Page G4. «Les animaux qui paraissent vivre en société sont « rassemblés par là crainte, elc..., »Vago (15. « Tous les frugi- « vores qui vivent en société paraissent uniquement rassem- « blés par la frayeur, elc. »
• 4. Page 7G.