Livre 1, pi'ge
touchant" l’intelligence des bêtes. -45
Tout son livre est plein de faits curieux de remarques, justes, d* observations fines.
«Le Caractère de la femelle, dit- il, est plus «doux; elle s } apprivoise plus promptement, re- « çoitplus volontiers les caresses, est plus facile « à former 2 . » — « C’est dans tous les animaux,
« pour ainsi dire, qu’on 'aperçoit des vestiges de
ces différents caractères, mais ils sont plus « frappants dans ceux qui ont plus de caractère ; ' « ils le sont plus ençore dans l’homme , cat sa « nature est achevée r et de là toutes les habituât des de l’àme sont bien plus sensibles chez lui 3 .
« Ainsi, on voit la femme plus portée à la com- * « passion que l’hoinme, plus sujette aux larmes,
« plus jalouse aussi ét plus disposée à se plaindre « qu’on la méprise. Elle aime davantage à mé- '« dire elle se décourage et se désespère t< plus tôt..... On trompe les femmes plus facile- « ment, mais elles oublient, plus difficilement.
« Autre observation encore : les femmes sont
1. Particulièrement «ur deux classes d’auimaux, que les modernes ont peu étudiées, les poissons, et les cétacés.