‹ De l'instinct et de l'intelligence des animaux (volume 2)Chapitre 28 sur 170 · Histoire des animaux, livre IX, page · texte numérisé non relu

Histoire des animaux, livre IX, page

3. Et de là toutes les habitudes de l'âme sont bien plus sensibles chez lui. « Les traits varient bien plus dans l'homme, dit « Pline, que dans les autres animaux. La rapidité des pensées,

« la vivacité dés affections, la variété des sensations produisent * des différences infinies : dans les autres animaux, l'ànie est « Immobile... » Histoire naturelle, livre Vil. -

« plus éveillées quoique plus paresseuses... 1 . »

Des bêtes à l’homme tout n’est donc qu’une chaîne de nuances suivies; l’homme a tantôt plus, tantôt moins que la bête ; l’homme seul, il est vrai, paraît capable de réflexion, « et cepen- «dant, on aperçoit, dans plusieurs animaux,

« quelque chose qui ressemble à la prudence ré- « fléchie de l’homme * ; » — « la belette montre « de la réflexion dans la chasse qu’elle fait aux

« oiseaux 3 ; » — « la faculté qui dirige les ani- « maux, quoique d’un autre genre que celle de « l’homme , est susceptible de comparaison * : » tout est donc relatif, rien n’est absolu.

Les anciens n’avaient pas, de l’être immortel qui est en nous, de l’âme, les notions mieux démêlées que nous avons aujourd’hui. A ces notions nouvelles, il a fallu une philosophie nouvelle, et c’est Descartes qui nous l’a donnée.

« Je me suis un peu étendu sur ce sujet, .dit « Descartes ,-à cause qu’il est des plus importants ; «car, après l’erreur de ceux qui nient Dieu-,

« laquelle je pense avoir ci-dessus assez réfutée,

« il n’y en a point qui éloigne plutôt les esprits

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