‹ De l'instinct et de l'intelligence des animaux (volume 2)Chapitre 4 sur 170 · Discours de la connaissance des bélesr · texte numérisé non relu

Discours de la connaissance des bélesr

'l. Essai philosophique sur l'Ame des bêles.

y a de l’esprit dans celui du P. Daniel 3 ; celui du P. Boujeant \ qui veut que les bêtes -ne soient que des diables, et qui explique par là comment elles pensent, connaissent et sentent, est un badinage ingénieux. C’est le contre-pied le plus formel et la critique la plus fine de l’opinion de Descartes. Descartes refuse aux bêtes tout esprit; et le P. Boujeant leur en trouve tant, qu’il veut que ce soient des diables qui le leur fournissent.

Mais tous ces livres pèchent par les mêmes vices : le défaut de faits, les raisonnements à vide ; le lecteur se lasse de voir que la question n’avance pas. Et comment avancerait-elle? La question de l'intelligence des bêtes est une question de faits, une question d’étude expérimentale; ce ne peut être une simple thèse de métaphysique. Or, tous ces auteurs, à commencer par Descartes , ne sortent jamais de la thèse métaphysique. C’est ce qu’il est aisé de faire voir, et particulièrement dans Descartes.

L’ouvrage où Descartes a parlé le plus amplement de l 'automatisme des bêtes, est son Dis* cours sur la méthode ; et là il en donne ces deux raisons, toutes deux très fines et très profondes : la première, que « jamais les bêtes ne sauraient

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