Amusement philosophique sur le luwjaye des bêles
10 ÉTUDE POSITIVE DE l’IKSTINGT
« user de paroles ni d’autres signes, comme nous « « faisons pour déclarer aux autres nos pensées ; »
et la seconde, que « bien que les bêtes fassent « plusieurs choses aussi bien et peut-être mieux a qu’aucun de nous, elles manquent infaillible— .**’ « ment en quelques autres, par lesquelles on dé-
« couvre qu’elles n’agissent pas par connaissance, « mais seulement par la disposition de leurs or- . « ganes *. »
«C’est une chose bien remarquable, dit-il, « qu’il n’y a point d’hommes si hébétés et si stu- « pides, sans en excepter même les insensés, qui « ne soient capables d’arranger ensemble diverses « paroles et d’en composer un discours par le- « quel ils fassent entendre leurs pensées; et que, « au contraire, il n’y a point d’autre animal, tant « parfait et tant heureusement né qu’il puisse « être/ qui fasse le semblable... Et ceci ne témoi- « gne pas seulement, continue-t-il, que les bêtes « ont moins de raison que les hommes * mais « qu’elles n’en ont point du tout 2 . »
11 dit ensuite : « C’est aussi une chose fort «remarquable que, bien qu’il y ait plusieurs « animaux qui témoignent plus d’industrie que
« nous en quelques-unes de leurs actions, on
1. Discouru sur la méthode, cinquième partie; édition de» Ce livre» de Dcscarles, par M. Cousin.