ZOOLOGIQUES
Jusqu’à ces derniers temps, la domesticité des animaux n’avait guère occupé les naturalistes ; ils n’y voyaient qu’un effet de la puissance de l’homme sur les bêtes. C’était l’opinion ancienne, l’opinion commune; et Bulfon lui-même n’en a point eu d’autre. « L’homme, dit-il, change l’état « naturel des animaux, en les forçant à lui obéir, « et les faisant servir à son usage » Tout, dans la domesticité des animaux, est donc artificiel ; tout tient donc à l’homme. Mais, s’il en est ainsi, pourquoi certaines espèces sont-elles devenues domestiques, et celles-là seules, au milieu de tant d’autres demeurées sauvages?