Tome III, page 34 (Supplément
DE LA PARENTÉ DES ESPÈCES. 419 « telle race si rare, qu’elle est plus difficile à « procréer que l’espèce mixte provenant de l’âne « et de la jument ‘. »
Il peut y avoir telle rac q plus difficile à procréer, que tel produit d’espèces croisées; mais la race , une fois produite, a toujours une fécondité continue , le produit croisé d’espèces diverses n’a jamais, âu contraire, qu’une fécondité bornée : là, entre la parenté des races et la parenté des espèces, est le fait tranché, le rapport demandé par Buffon, la limite vraie.
Je ne puis finir cet article sans citer encore, de Buffon, ces belles paroles : « Combien d’au- « très questions, dit-il, combien d’autres ques- « tions à faire sur cette seule matière, et qu’il y « en a peu que.nous puissions résoudre 1 Que de « faits nous seraient nécessaires pour pouvoir « prononcer et même conjecturer ! Que d’expé- « riences à tenter pour découvrir ces faits, les « reconnaître ou même les prévenir par des « conjectures fondées !» — « Cependant, ajoute- « t-il bientôt avec un entrainement plein d’élo- « quence, loin de se décourager, le philosophe « doit applaudir à la nature, lors même qu’elle « lui parait avare ou trop mystérieuse, et se fé-