Voyez, ci-devant, page
« à un autre homme , consentant facilement de « vivre en servitude , proche parente de eouar- « dise \ »
Aristote assure pourtant le contraire : a Les « éléphants, dit-il, se livrent entre eux de vio- « lents combats;... et celui qui succombe est ru- « dement traité en esclave 1 2 ... »
On avait mis dans une môme fosse, au Jardindes-Plantes, trois ours, un vieux et deux jeunes. Le vieux fut d’abord le plus fort, et maltraita beaucoup les deux autres. Les deux jeunes prirent plus tard leur revanche. Devenus les plus forts, et s’entendant toujours, ils furent les maîtres à leur tour, et des maîtres bien rudes. Le vieux ours s 'asservit au point qu’il n’osait ni quitter le petit espace de terrain qui setnblait lui être assigné , ni toucher à rien de ce qu’on jetait dans la fosse.
L 'asservissement d’une bête n’est pas , sans doute, ce que nous entendons par l’esclavage raisonné de l’homme ; mais les animaux se soumettent les ups aux autres par timidité, par faiblesse, par peur; leur naturel ploie : oomme le dit Aristote, « le vaincu ne' peut supporter la voix du « vainqueur » 3 ; et, sous ce rapport si triste, la