Histoire des animaux, liv. IX, p
condition des bêtes n’est pas meilleure que celle
de l’homme.
Le naturel des animaux ne se manifeste jamais plus complètement que dans les efforts qu’ils font pour conserver leurs petits, ou pour leur apprendre à se conserver eux-mêmes, pour les instruire.
« La louve, dit G. Leroy, apprend à ses petits * « à attaquer les animaux qu’ils doivent dévote rer »
Qui n’a vu la chatte exercer ses petits à la chasse des souris? Elle commence par étourdir, d’un coup de dent, une souris : la souris, quoique blessée, court encore, et les petits après elle. La chatte est toujours attentive ; et, si la souris menace de s’échapper, la chatte s’élance d’un bond sur elle, *• * . -
« L’aigle, dit Daubenton, porte son petit sur a ses ailes, et lorsqu’il est assez fort pour se çou- « tenir, il l’éprouve en l’abandonnant en l’air , « mais il le soutient à l’instant que les forces lui « manquent 1 2 . » .
« A l’époque où les petits des faucons et des « éperviers commencent à voler, j’ai vu plu- « sieurs fois par jour, dit M. Dureau de La