‹ De l'instinct et de l'intelligence des animaux (volume 2)Chapitre 96 sur 170 · Ibidem, page 28ô · texte numérisé non relu

Ibidem, page 28ô

DES ANIMAUX. . . I il

chien \ voit une lueur d'intelligence dans le castor, « lequel lui parait d’ailleurs très inférieur au « chien par les qualités relatives qui pourraient « l’approcher de l’homme*. »

C’est que Buffon prend le résultat d’un instinct pour un résultat de Y intelligence 1 2 3 .

Des faits qui tiennent véritablement à Y intelligence sont ceux que je vais citer.

Plutarque assure avoir vu un chien « jeter de « petits cailloux dedans une cruche qui n’estoit « pas du tout pleine d’huyle, m’esbahissant, dit- <t il, comme il pouvoit faire ce discours en son « entendement, que l’huyle monteroit par force, « quand les cailloux, qui estoient plus pesants, « seroient devallés au fond de la cruche, et que « l’huyle, qui estoit plus légère , leur auroit « cédé la place 4 . »

Sans admettre le discours en l’entendement du chien sur le mécanisme du fait, le fait n'est pas impossible.

Voici ce que j’ai vu au Jardin des Plantes.

On avait plusieurs ours; on en avait trop. On résolut de se défaire de deux d’entre eux ; et l’on

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