L'INSTINCT DE CONSTRUCTION. — LES OISEAUX
est, dans ces actes, fatal, nécessaire^ inné, parfait, invariable, propre à V espèce, intransmissible à d'autres animaux.
Les oiseaux. — Le nid de Thirondelle. — Le nid de la fauvette couturière, du Loxia, du Baya. — Opinions de quelques savants.
Les oiseaux apportent dans la construction de leurs nids les mêmes soins, la même habileté, le même art que les castors dans la construction de leurs cabanes, avec la même imperfection apparente dans les outils employés. Quoi de moins propre, en effet, que le bec, les pattes et le corps de l'oiseau pour exécuter ces nids si variés et si merveilleusement appropriés à leur but. L'oiseau sait pourtant coudre, tisser, feutrer, maçonner avec des outils imparfaits. Chaque espèce • procède d'une manière unique et construit de temps immémorial un type unique de nid.
Toute la gent ailée vit dans le même milieu , l'air est son domaine, — les rapports entre oiseaux sont donc fréquents et leurs regards perçants leur permettent de voir tout ce qui se passe autour d'eux et au loin; enfin, ils construisent leurs nids à la même époque, avec les mêmes éléments à fort peu près, à l'aide des mêmes outils : le corps, le bec et les griffes, et cependant les nids sont variés, caractéristiques, reconnais-
sables. On ne saurait confoodi'e celui de l'hirondelle avec celui du bouvreuil et ces deux-là avec celui de la mésange et de tant d'autres oiseaux. Ainsi, malgré la vie commune, des rapports constants, une manière de vivre semblable, les mêmes organes, ils ne se copient pas et ne s'empruntent rien de leurs procédés.
Nous retrouvons encore ici l'instinct immuable, fatal, parfait, propre à une espèce et qui ne peut changer d'adaptation.
Examinons maintenant quelques-uns des nids les plus curieux :
Chaque année , au retour des hirondelles, nous sommes témoins des travaux auxquels se ' livrent ces sympathiques oiseaux pour construire leur nid ou ré- - - parer celui qu'ils ont
dente. C'est par becquées que l'oiseau apporte la terre destinée à la construction ; il l'imbibe de sa salive gluante, qui donne de la consistance et fait adhérer chaque becquée à la précédente. La pre-