Oraisons choisies de Cicéron, traduites en f» an
. jd de l'instruction.
avec le texte latin de l'édition de Gra?vius, et des notes. Paris, Barbou, iy()3, 3 vol. in-ii.
Il a paru un Recueil en latin de harangues choisies, tirets de Salluste, Tite-Live, Tacite et Quinte- Curce, qui donnent une idée très-exacte de l'éloquence romaine. Ce recueil a été traduit par l'ahhé Millot , sous le titre de Harangues choisies des historiens latins. Lyon, 17G4, 3 vol. in-12. — Une autre traduction plus ample a été donnée en 1778. Paris, Barbou , 2 vol. i/1-11.
71 3. Panégyrique de Trajan, par Pline le jeune, traduit par M. de Sacy, de l'Académie française, avec le texte latin; nouvelle édition. Paris, Barbou, 1808, in-i'i.
714. Sénèque introduisit dans l'éloquence romaine une manière affectée qui amena sa décadence. On le met cependant au rang des orateurs, quoique sa véritable place soit parmi les philosophes. Lagrange a donné une traduction de ses Œuvres. Paris, 1776, 6 vol. in-12.
Orateurs modernes.
71 5. Dialogues sur l'éloquence en général, et sur celle de la chaire en particulier, par Fénelon. Paris, Marne, 1810, in-12.
71(1. Essai sur l'éloquence delà chaire, Panégyriques, Éloges, Discours, par le cardinal Maury; nouvelle édition. Paris, 1810, 1 vol. in-S°.
717. Dans l'indication des modèles de ce genre, l'éloquence sacrée doit obtenir le premier rang. Les Oraisons funèbres de Bossuet sont un immortel monument de génie dans notre langue.
Fléchier, Mascaron, l'évéque de Senez et l'abbé de Boismont, quoiqu'au second rang, jouissent d'une réputation très-distinguée.
718. Viennent ensuite les prédicateurs, dont il suffit d'indiquer les noms, parce que leurs ouvrages se trouvent dans toutes les bibliothèques. Bourdaldue, Massillon, de Neuville, le P. Griffet, l'abbé Poule, Cheminais, le P. Elisée, sont les principaux, dont les autres n'ont fait que suivre les traces
719. L'éloquence du barreau a de même ses chefsd'œuvre et ses modèles. Telles sont, entre autres, les productions , généralement estimées , du chancelier d'Aguesseau, d'Orner et Denis Talon, de Cochin , de Gerbier, de Malesherbes, de Servan, etc., et une foule de mémoires et de plaidoiries qui ont paru plus récemment, et dont la lecture peut être très-utile à ceux qui se destinent à l'état qu'honorent de si beaux talens.
720. Il semble que c'est dans les discours et les éloges académiques que l'on devrait trouver les modèles de l'éloquence française, et cependant il y a une foule d'ouvrages plus éloquens et mieux écrits que ces discours et ces éloges. Il faut distinguer toutefois ceux qui sont sortis de la plume de Fontenelle, de Buffon, de Thomas, de La Harpe, de Chamfort, de Cérutti, etc., et quelquesuns du recueil qu'on a donné des discours de réception à l'Académie française, en 5 vol. in-11.
721. On peut regarder comme un fort bon traité sui l'éloquence de ce genre, l'Essai sur les éloges, par Thomas. Il se trouve dans ses OEuvres réimprimées. Paris, 1802, 7 vol. i/t-8°.