‹ De l'Instruction publique dans quelques Pays de l'AllemagneChapitre 71 sur 93 · C. La religion évangélique · texte numérisé non relu

C. La religion évangélique

D. Un esprit moral et religieux et une conduite jusqu'alors sans tache ;

È, De bonnes dispositions et desr talents parmi lesquels on compte une bonne voix et l'oreille mu** sicale;

F, Être bien préparé aux études de l'école- normale par lé développement du cœur et de l'esprit; avoir reçu une bonne instruction religieuse (dans laquelle entre

so.

«94 ABinuftlIB fiICTiaH..

la c^NMiaÎMaoee de la Bible et de rhbtone bifaHipie) ; savoir lire ; connaître les principes de la langue allemande et de Tart de la camposition , du calcul , du cbant, du piano et du violon.

Pour être admis , il faut 's'adresser par écrit au directeur , au plus, tard au mois de juin , et faire suivre la demande :

A, D'un extrait de naissance et de baptême;

B. D'un certificat d'école et de bonnes mœiffs ;

. C D'un certificat de police, constatant l'état de fortune du jeune homme ou de son père, ou bien d'une déclar;)tion écrite du. père ou du tuleur , déterminant le temps pendant lequel il pourra et voudra payer la pension annuelle , fixée légalement à 48 écus.

Le directeur inscrit les aspirants sur une liste , et les invite au mois de juin ou de juillet, par lettres , à se présenter à l'examen qui a lieu au mois de juillet ou d'août.

L'examen se fait en partie par écrit, en partie de vive voix.

Pour s^assurer des connaissances des aspirants , et pour juger de leur mémoire , de leur style et de leur caractère moral , ou leur raconte une histoire ou une parabole d'une manière claire et détaillée, en résumant et en répétant les points principaux , et ils la reproduisent par écrit avec une dissertation raisonnée.

L'examen oral ne roule d'ordinaire que sur la religion , la lecture, la gramiQaire, des exercices logiques, r^ffithmétique.

1N9TBI7CTION PA0UKS. M

On les examine wmi pour le dumt » le pttiio el le ?ioloo.

Après rexamen on pesa et an compare consciencieusement, dans une conférence ^des maîtres, lesta» lents et le mérite respectif des aspirants. Le choix une fois arrêté, on le soumet à la sanction du collège royal des écoles , en y joignant un rapport détaillé sur le résultat de Texamen.

Au bout de quelques semaines , tous les aq[>irantê sont informés de la décision prise à leur égard ; onleur annonce leur admission , on on leur indique les raisons qui s'y opposent , avec le conseil de renoncer entièrement à leur projet, ou des avis relatifs à leur préparation ultérieure.

L'aspirant reçu est tenu d'apporter, outre ses habits et ses livres, parmi lesquels la Bible et le livre de prières adopté pour rétablissement ne doivent pas manquer , une demi-douzaine de chemises , six pairea de bas, un couteau et une fourchette, et d'ordinaire un bois de lit avec tout ce qu'il faut pour le garnir.

Il est en outre tenu , à son entrée, de signer au directeur rengagement qui suit, avec Tassentim^t de son père ou de son tuteur.

Modèle éCengagemeni à signer au directeur par l'élève entrant.

Je soussigné, N..., de N... m'engage par la présente, conformément à Tarrêté du ministère royal

mm .DSBllàllE 8CCT101I.

ée riniinrtîbn publîqae, des affidres eodémétiiiaes et médicales, du 28 février i825, avec Fasaeétt^ Bseiit de mon père (ou tuteur), qui a signé avec moi cette pièce,...' de me mettre pendant trM ans, après i»à sortie de Féeole normale^ à la dtspositioii du gouvernement royal ; et par eonséyjueAt de ne sousa*ire à aucunes conditions contraires à cet engagement , à moins de rembourser à Fécole normale , en ^s de refus, les dépenses faites par TÉtat pour mon 'iastructiofi , savoir :

..A. Dix écus pour chaque semestre passé dass Fécole n(Hrmale , e% pour Finstruelion reçue daiis eet intervalle; .

B» Le total des secours et stipmcUa accordés.

Potsdam , le etc.

L'aspirant refusé ^ à qui on ne conseille pas de dioitir un autre état, est de nouveau apffelé à FexaBien Fannée suivante.

Le nombre de^ aspirants étant très^grand depuis fiielqise temps , Fauteur de cette notice croit devoir avertir ks^ parents , et surtout les maîtres d'école, dont les enfants n'annoncent pas de talent et qui n^aiirafent pas un goût prononcé pour Fenseignement, de ne pas leur faire perdre un temps précieux qu'ils pourraient employer avec plus de succès à embrasser une autre carrière.

Ceci regarde priflPcipalement les jeunes gens peu fonwiés, qui ne peuvent prétendre à des Hipenâia

qifaotant qu'ik présentent une hante capacité dont rÉtat et la société pourront tirer un ayantage réel.

L'école normale n'est nullement faîte pour les sujets qui , n'étant propres à aucun état , croient , pourvu qu'ils sachent lire et écrire , être capables de devenir maîtres d'école. Ce préjugé est tellement enraciné que TOUS entendez des pères dire avec la meilleure foi du monde : c Mon fils est trop faible pour apprendre un état > , ou bien : c Je ne sais que faire de mon garçon, ( mais je pense à le faire entrer à l'école normale. » Nous leur répondrons que les élèves de l'école normale doivent être , au .contraire , sains de corps et d'esprit , et capables de braver les peines et les fatigues d'une carrière aussi honorable que pénible.

Il est une chose qu'on néglige malheureusement encore trop souveQt, et qui est cependant de la plus haute importance , c'est de préparer les jeunes aspi^ rants avec méthode à Tétat qu'on veut leur faire em- , brasser.

- On donne souvent une fausse direction aux études préliminaires de la plupart des aspirants. On croit an jeune homme bien préparé pour l'école normale , s'il a passé les limites de l'instruction élémentaire, et s'il s acquis une plus grande masse de connaissances que d'autres élèves. Cependant il arrive souvent que des aspirants fortement recommandés pour leurs études , passent médiocrement l'examen, ou sont même refusés;

Le but le plus immédiat et le plus important de toute instruction est d'éleVer l'homme, c'est-à-dire

tS8 OBDXIÈIIE SECTION.

d^ennoblîr Mm cœur, son caractère ; <Péveiller en lui leg forces de son âme , et de le rendre ainsi non-seulement disposé à remplir ses devoirs, mais capable de les remplir en effet. A cette condition seule, les connaissances et les talents acquis peuvent profiter à rhomme ; autrement Pinstruction, comme œuvre stérile de la mémoire, et les talents purement mécaniques, ne sauraient être d'une grande utilité. Pour que le pédagogue, et surtout le maître d'école primaire puisse faire de ses élèves des hommes vertueux et instruits , il faut qu'il le soit lui-même. Ainsi, pour que l'éducation, de l'école normale, essentiellement pratique, réussisse complètement , il faut que le jeune aspirant ait déjà acquis au plus haut degré possible un caractère noble et pur , le sentiment du vrai et du beau , un esprit actif et pénétrant, la plus grande précision et clarté dans la narration et le style.

Voilà ce que nous demandons avant tout aux jeunes gens. S'ils sont arrivés à cette instruction morale et intellectuelle par l'étude de l'histoire , de la géographie, des mathématiques , etc. , et s'ils ont en outre acquis des connaissances dans ces branches diverses, nous ne pourrions qu'applaudir à ce résultat : mais nous le répétons avec franchise , nous dispensons les aspirants de toutes ces connaissances, pourvu qu'ils possèdent Vinslruction formelle dont nous venons de parler, puisqu'il leur est facile ensuite d'acquérir à l'école normale Vinslruction nuUérielle qui leur manquerait.

iNsnocTioN rinuiBc. n»

Cependant ils doivent avoir quelques notions pfé» liminaires» va que les cours de Técole normale sont souvent la continuation des études antérieures, et que certaines branches ne pourraient y être traitées dans toute leur étendue, si elles étaient tout h fait inconnues aux élèves à leur entrée. Nous avons indiqué plus haut les branches dans lesquelles ils doivent être préparés plus particulièrement, mais cet objet étant du plus grand intérêt, nous terminerons ce chapitre par quelques avis sur la méthode à suivre.

I. Religion. Éveillez et développez Fesprit religieux et le sentiment moral. A cet effet, les histoires et paraboles de la Bible sont d'une grande utilité. La lecture fréquente et Texpiication raisonnée de la Bible sont très-nécessaires. 11 faut savoir traiter des articles de foi et des devoirs les plus importants en se référant au catéchisme. Beaucoup de sentences, des chapitres entiers et des paraboles de TÉcriture sainte , des cantiques et des versets doivent être sus par cœur. On doit pouvoir répondre sur les choses les plus intéressantes de rhistoire ecclésiastique et de la réforme.

Secours :

A. Hûbner, Histoires bibliques, publiées par Rauschenbusch, et son Manuel pour le tnaitre cPécole, 5 vol., Schwelm, 1824;

B> La Manifest€ktionde Dieu dans les htsUnres de r Ancien Testament, avec la Vie de Jésus-Christ d après

lê^quatre évangéliêU$, et VBislmre desapâtte* daprês Saint Luc, 8 vol. , Halle, 1820;

C Krummaeher, Caléchisme biblique;

D. Huberi Introduction à tous les livres de VÉcri" ture sainte, Bàle, 1812;

E. Hornung, Manuelpour Vexplieation de l'histoire et de la géographie bibliques , 1825 ;

F. Catéchisme de la doctrine chrétienne pour les enfants ,B.mc\iherg, 1809.

G. Hornung, Cours résumé dt la foi chrétienne, Berlin, 1823;

jff. Schmid , Aperçu de Vhistoire été la religion et de V Église chrétienne ,^i^m, 1825.

H. Quant à Vhistoire, elle n'a pas besoin d'être parfaitement sue \ mais les jeunes gens auront à rapporter exactement des traits historiques qui seront mis à profil pour former le cœur , pour exercer et rectifier le jugement, pour inspirer le goût de tout ce qui est grand et noble, vrai et beau.

Secours :

A. Ewald, Exemples été vertu, Reea^l d'actions nobles et traits caractéristiques de l'histoire universelle, etc. , 3 vol. , Stuttgard, 1818 ;

B. EcoU de sagesse et de vertu t Stuttgard, 1815.

C. Wagoitz, Exemples été vertu, 2 vol. ; D.Fischer, Biographies des réformateurs célèbres; E. Pflaùm, Biographies éPhommes célèbres, à

l'osatge de la jeunesse ;

iifSTUicTieii nnuLiM. «h

F. Kraifl, le PhUmrque moderne;

G. Niemeyer^ le Pluiarque allevMnd. .

ni. Géométrie (étude des formes) réunie ^n dessin élémentaire , Tune comme base de renseignement de l'écriture et du dessin, et comme préparation aux mathématiques ; Fautre pour exercer la main , la vue et le goût.

Secours :

A.J. Schmidt, Éléments de la forme M de la grandeur, Berne, 1809;.

B. De Tûrck, Doctnne de la forme et de la grandeur;

C. Hoffmann , Doctrine géométrique des- formes^ Mayence, 1818;

D. Stein, Doctrine des formes dans son rapport avec le dessin élémentaire , Zullichau, 1824 ;

E. J. Schmidt, Éléments du dessin, Berlin , 1809 ;

F. Sickel , Doctrine pratique des formes, Leipzig ,

IV. Ecriture, Qu'on ne se serre que des modèles de Heinrig et de Henning qui , après un long exercice , donnent et conservent aux jeunes gens une belle main, même en écrivant vite et beaucoup.

V. Exercices logiques. Ils doivent tendre à donner aux jeunes gens de la netteté et de la clarté dani les idées , de la justesse dans le jugement , et par coffêé-

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