TOME II. S
tra DEUXIÈME SECTION.
«uperficielle est un mal qu*il faut empêcher à tout prix. Le tratail sérieux qu'il faut faire pour bien savoir quoi que ce soit, forme admirablement Tesprit ; et puis, rien n'est fécond comme ce que Ton sait bien : c^est un point de départ excellent pour mille autres choses. Aux examens de sortie, il faut insister sur les éléments, aller au fond , viser au solide.
IX. Éviter les méthodes ambitieuses, systématicpies, exclusives ; s'occuper surtout des résultats, c'est-à-dire des connaissances solides , et pour y arriver, consulter Texpérience. Des explications claires sur chaque point, de la liaison et de la suite dans les leçons, avec le goût de la chose, valent mieux que toutes les méthodes générales.
X. Un enseignement commun à toutes les écoles doit être l'enseignement de la langue française , la prononciation juste des mots, et la pureté du langage sous tous les rapports. C'est un moyen de substituer partout peu à peu à des patois informes , la langue nationale. Dans les écoles normales des départements où la langue allemande serait encore celle du peuple , il faudrait à la fois enseigner et la langue allemande et la langue française , pour ne pas froisser les mœurs locales et en même temps pour y implanter l'esprit de natîo^ nalilé.