‹ De l'instruction publique en FranceChapitre 51 sur 110 · PROGRAMMES DIVERS · texte numérisé non relu

PROGRAMMES DIVERS

Corriger la superncialilé des esprits par la spécialité des études.

Une loi sur Vinslruclion publique nous est donnée, et le mol d'agriculture n'y esl pas prononcé. Dans nos acatlémiee, dans nos discours oratoires, nous appelons l'agriculture le premier des arts ; dans nos lois, dans nos inslilutions, nous la regardons comme le plus vil des milliers. Que dis-je ! le plus vil des métiers exige encore un apprentissage : l'agriculture est abandonnée à la plus honteuse routine. Il faut commencer par ouvrir dans nos campagnes les yeux et les oreilles de ceux qui doivent voir et entendre. Ililtons-iious de profiter du moment ; mettons à profit les institutions que nous formons, et que la France au dix-neuvième siècle ne reste pas, en fait d'agriculture, au-dessous de l'Europe entière; qu'on ne puisse pas lui adresser les reproches que Columelle faisait autrefois aux Romains : « Ils veulent avoir des maîtres de peinture, de musique, d'escrime et de danse, et le premier des arts, le plus utile, le plus mural de tous les arts (l'agriculture) ne trouvera parmi eux ni maîtres ni disciples. »

{Observations sur les moyens de faire entrer l'élude de l'agriculture et de l'économie rurale dans l'iusiruclion publique, présentées au Tribunal pw Chassiron, 6 floréal an X.)

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