ÉCOLES ROYALES VÉTÉRINAIRES
Les écoles royales vétérinaires sont au nombre de trois, et sont situées :
A Alfort. Directeurs : MM. Yvart.
Lyon. Bredin.
Toulouse. DupUY.
Objet el durée de l'enseignement.
La durée des études, pour obtenir le titre de vétérinaire, est ordinairement de quatre années.
Examens. — Diplômes.
Le titre de vétérinaire est délivré par un jury à la fin des années d'études. Ce jury est également chargé d'examiner les élèves à la fin de chaque année scolaire ; ceuxci ne passent dans une classe supérieure que quand ils ont subi les examens annuels d'une manière satisfaisante.
Conditions d'admission.
Nul ne peut entrer dans une école vétérinaire sans l'autorisation du ministre.
Cette autorisation n'est accordée que pour des places d'élèves payant pension.
Un jeune homme , pour être admis, doit être âgé de 16 ans au moins et de 23 au plus. Les jeunes gens de 20 ans et au-dessus doivent aussi justifier qu'ils ont satisfait à la loi sur le recrutement.
Connaissances préalables.
Le candidat doit écrire lisiblement ; posséder la langue française par principes et de manière à pouvoir écrire correctement sous la dictée ; savoir forger, en deux chaudes, un fer pour un pied de cheval ou de bœuf.
Pièces à produire.
Les pièces à joindre aux demandes d'admission sont : l'acte de naissance du candidat ; un certificat constatant qu'il a été vacciné ou qu'il a eu la petite vérole, et un certificat de bonnes vie et mœurs.
Elles peuvent être adressées directement par les parents ou par l'intermédiaire de MM. les préfets; mais il faut toujours qu'elles parviennent au ministre du commerce et des travaux publics avant le l^"^ septembre.
L'époque de l'ouverture de l'examen préparatoire est fixée aux premiers jours d'octobre de chaque année.
Extrait du règlement concernant l'admission des élèves.
AuT. 1^'. Tous les jeunes gens autorisés à se présenter à l'examen préparatoire pour l'admission des élèves doivent être rendus à l'école du 1" au 7 octobre.
A leur arrivée, ils se présentent à la direction de l'école , où il leur est remis une carte d'admission. Sur le vu de cette carte, le régisseur perçoit leur pension pour le trimestre , le garde-magasin leur délivre les objets de coucher, et le surveillant leur assigne la place qu'ils occuperont dans les chambres ou dortoirs.
AnT, 2. Les sujets auxquels le résultat de l'examen préparatoire a été favorable prennent immédiatenient rang parmi les élèves. Le 1" novembre suivant, ils doivent avoir en leur possession le trousseau et les livres et instruments prescrits par le règlement.
Les jeunes gens qui n'ont pas été admis par le jury d'examen quittent l'école le la octobre. Il leur est fait remise de leur pension pour la seconde quinzaine du même mois et pour les deux mois suivants '.
Art, 5. Les élèves ne peuvent quitter l'école sans l'autorisation du directeur, qui, après s'être assuré qu'ils ne sont plus détenteurs d'objets mobiliers appartenant à l'établissement, leur délivre une carte de départ et le laissez-passer pour la sortie de leurs effets.
Deboursc's.
La pension, fixée a 560 francs par an, est acquittée par les élèves entre les mains du régisseur, par trimestre, d'avance et sans frais. Le recouvrement en est fait du premier au cinquième jour de cliaque trimestre.
Lorsque des élèves sont en retard pom* le payement de leur pension, le directeur prévient les parents de ces élèves que si leur pension pour le trimestre courant n'est pas acquittée dans le courant du premier mois du même trimestre, ils seront renvoyés le premier du mois suivant.
Courses ou places gratuilcs.
H y a, pour les écoles d'Alfort, Lyon et Toulouse, quatre-vingt-six bourses, dont une par département, à la nomination du préfet, sous l'approbation du ministre, et trente-quatre bourses à la nomination directe du minis-
' Soit que les jeunes gens aient été refusés par le jury, soit qu'ils n'aient pas, par un molif quelconque, (n\l usage de l'aulorisalion qui leur aurait été accordée, ils ne peuvent se présenter a l'école l'année suivante qu'en vertu il'une nouvelle autorisation,
tre; en tout, cent vingt bourses pour les trois écoles. Elles sont toutes divisées en demi-bourses, et ne sont accordées qu'aux élèves qui ont fait preuve de bonne conduite, de zèle et de succès dans leurs études. Les notes semestrielles sont un document toujours consulté par le ministre, qui prend aussi en considération la psition peu fortunée des familles. Ainsi un élève payant pension peut, après six mois d'études, obtenir une demibourse , et l'année suivante , s'il continue de le mériter par son travail et sa conduite, avoir la bourse entière. C'est au mois de mai que la répartition des demi-bourses vacantes a lieu chaque année.
Dans plusieurs départements, tels que la Charente-Inférieure, Maine-et-Loire, Nord, Pas-de-Calais, Basses-Pyrénées et autres, les préfets ont encore à disposer de quelques bourses de plus, payées au moyen de fonds votés annuellement par les conseils généraux. Ces bourses s'obtiennent en général aux mêmes conditions que les précédentes.
Places d'élèves militaires à l'école d'Alfort.
Le ministre de la guerre nomme et entretient à l'école d'Alfort quarante élèves militaires, dont les places sont entièrement gratuites : la pension, le trousseau, les livres et instruments, et les frais d'entretien sont au compte de ce ministère.
Elles sont données de préférence et dans l'ordre suivant, savoir :
1" Aux fils de vétérinaires militaires;
2" Aux fils de sous-officiers de cavalerie ;
o» Aux enfants de troupe admis dans les régiments de cavalerie.
Les demandes pour les places d'élèves militaires doivent être adressées au ministre de (a guerre.
Trousseau.
Les élèves ont un babilloment uniforme, consistant en :
Un habit de drap bleu de roi, croisé sur le devant, avec collet montant et rabattu; les poches plates fermées sur le côté ; sept grands boutons en cuivre doré, portant le nom de l'école, de chaque côté sur le devant de l'habit; deux grands boutons dans chacun des plis de derrière, et deux petits boutons pour fermer les manches.
Un pantalon et un gilet en drap pareil à celui de l'habit ; sept à huit petits boutons fermant le gilet. Bottes, ou guêtres en Casimir noir avec souliers à cordons.
Chapeau rond, orné d'une ganse noire arrêtée par une petite boucle bronzée.
En été, le pantalon, le gilet et les demi-guêtres en blanc ou en coutil gris sont tolérés.
L'uniforme, composé des objets désignés, coûte environ 170 fr.
1 Casquette en drap
6 Chemises de toile
4 Cravates en percale
2 — de taffetas noir
6 Mouchoirs de poche
i Paires de bas de coton blanc. . . .
2 chinés . . .
3 Bonnets de coton i Fncnn » la
6 Serviettes en toile ordinaire \ • îoi V
2 Essuie-mains. - .... /environ 130 fr.
2 Tabliers de toile à bavette et à poche.
1 Tablier de cuir pour la forge. . . .
1 Paire de fausses-manches en toile bleue. |
1 Peigne à démêler, en corne. . . .
1 Peigne lin d"i voire
1 Brosse à habits
1 Brosse à souliers
Livres et instruments, ensemble environ 200 fr.; et, par quart, pour chaque année d'études, 50 fr.
Nota. Les élèves ne sont pas obligés do s'adresser aux four-
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nisseurs reconnus par les écoles, pour se procurer les objets cidessus détaillés. L'administration se borne à exij^er que les jeunes gens soient toujours pourvus de ces objets. Néanmoins, dans rintérêt des parents, et afin de prévenir toute espèce d'abus, les directeurs des écoles prennent les mesures nécessaires pour faciliter aux élèves les moyens de pourvoir économiquement aux frais de leur habillemeut et à l'acquisition de leurs livres et instruments.
On peut encore estimer à 1,000 fr. environ, pour quatre ans, les frais d'entretien, de blanchissage et autres, ceux de menus plaisirs compris : ou de 200 à 500 fr. par an ; la moindre somme les premières années, et la plus forte les deux dernières, à cause du renouvellement d'une partie du trousseau.
Ces indications sont données ici tant pour servir de guide aux familles que pour les prémunir contre des demandes souvent exagérées que certains élèves ne craignent pas de leur faire. Les parents feront donc bien , dans l'intérêt même de leurs enfants, de se renfermer, autant que possible, dans les approximations ci-dessus.