ÉC0LE8 LATINES
Je recommande ,n à cet égard , au geavernement hollandais les vues que j'ai exposées ailleurs sur la réduction du nombre des collèges communaux en France '. C'est quand cette réduction des écoles latines aura été opérée, quand les subsides que TÉtat et les départements éparpillent inutilement sur tant de faibles écoles, auront été rassemblés sur un certain nombre d'établissements bien fréquentés et pourvus de ressources suflBsantes, c'est alors qu'on pourra s'occuper de leur réforme intérieure et prendre en considération peut-être les idées que j'ai développées ou plutôt indiquées dans cette rapide analyse de la première partie de l'ordonnance royale de 181^.
1 Mémoire , pag. 166.
UNIVERSITES.
Les universités sont, en Hollande, dans Tétat où pourraient être les écoles latines après la réduction indispensable que je viens de proposer. M. Guvier , en 181 1 , trouva en Hollande cinq universités : à Groningue , à Franeker, à Harderwyck, à Utrecht et à Leyde. Ces cinq universités étaient très -anciennes, et chacune d'elles , comme on le pense bien , faisait la fortune de la ville où elle était établie. Mais , dans un pays aussi peu étendu que la Hollande, cinq universités, au lieu d'enrichir rinstruction supérieure , Tappauvrissaient , et , faute d'un nombre suffisant d'élèves , faute aussi d'un assez grand nombre de professeurs éminents , la retenaient dans la langueur et la faiblesse où j'ai vu encore l'instruction secondaire. M. Guvier reconnut d'abord le mal, et y proposa le remède douloureux mais nécessaire de la suppression de deux universités sur cinq. Les seules universités conservées devaient être celle de Groningue pour toute la partie de la Hollande à l'orient du Zuyderzée, et pour tout le reste du pays, cel-