‹ De l'instruction publique en HollandeChapitre 27 sur 59 · DE L*III8TRVCTI01V RE1I61SV8K · texte numérisé non relu

DE L*III8TRVCTI01V RE1I61SV8K

maire 9 et par lui aux inspecteurs d^écoles , ainsi qu^aux commissions locales pour les écoles, afin que ceux-ci soient informés que les consistoires n*ont point en vue dMntroduire des changements dans les règlements scolaires , ni des^iugérer dans des choses étrangères à leurs attributions; mais quMls ont spécialement mandat ad hoc du gouvernement, qu^aussi les susdits inspecteurs et les commissions locales soient invités, à Toccaiion des distributions de prix ou autres récompenses, à avoir égard au témoignage fayorable ou désavantageux, relativement à la fréquentation de renseignement religieux et au zèle dont les élèves auront donné des preuves. De leur côté, les commissions des consistoires prendront rengagement de fournir de temps à autre aux inspecteurs ou aux commissions locales , des renseignements sur l'application et le zèle des enfants qui suivent renseignement religieux , et , dans le cas où elles éprouveraient de la résistance de la part des instituteurs , de faire parvenir leurs plaintes auxdits inspecteurs ou commissions.

Aussitôt que messieurs les députés du synode auront reçu de Votre Excellence une réponse approbative , que le synode sollicite avec confiance, ils en informeront les classes, pour qu'elles se conduisent sans délai suivant ces dispositions.

Le synode recommande Votre Excellence en la protection de notre Dieu et Sauveur Jésus -Christ. Il supplie Votre Excellence d'agréer Tassurance de sa considération et de sa confiance, et a Thonneur d'être ,

Vos très-humbles serviteurs en son nom ,

{Signé) D.-J. Van Baandenburgh ,

miniatre à Deift, Synode de la Hollande méridionale ^ H. T.«cfito.

Delfshaven. ce 8 août 1806.

50 m L*Ilf8TRVCriOR IBLIGnUSI,

Extrait du procès-verbal des actes du ministre de l'intérieur.

Ce jeudi, 25 septembre 1806, dp 8, entendu le rapport du commissaire Van den Ende , sur plusieurs missives des synodes de la communion réformée hollandaise , dans les provinces de la Hollande méridionale, de la Hollande septentrionale et de la Gueldre, contenant des réponses à peu près dans les mêmes termes à la lettre circulaire du secré^ taire d*État pour les affaires de Tintérieur , eh date du 30 mai dernier, et dans lesquelles se trouvent :

lo L'assurance de Tempressement des synodes susdits à seconder de la manière la plus énei^que les vues du gouvernement dans Tœuvre commencée de Tamélioration des institutions scolaires, et en particulier les dispositions détaillées dans la susdite circulaire , surtout en exhortant les ministres de leur ressort à recommander en toute occasion Tassidue fréquentation des écoles ;

9o Divers arrêtés des synodes sur cette matière, tendant :

Le premier, à porter la susdite circulaire à la connaissance des consistoires , avec invitation d'en faire communication officieuse aux instituteurs respectifs, dans la confiance que ceux-ci ne se refuseront pas à exhorter leurs disciples à fréquenter assidûment renseignement religieux chez les ministres des diverses communions religieuses auxquelles ils appartiennent, et qu'ils se prêteront volontiers à remettre régulièrement une liste nominale de leurs élèves appartenant à la communion réformée;

Le second , que les consistoires enverront chaque trimestre une commission dans les écoles , afin d'instruire l'instituteur du plus ou moins d'assiduité des élèves à suivre l'enseignement religieux , et de s'informer aussi s'il se trouve des enfants en état d'assister avec fruit aux leçons du catéchisme ;

Enfin, le troisième, que les susdites commissions se rendront chez les régents des maisons d'orphelins et des hos-

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pices de bienfaisance, où tous les enfants qii*on y élève, ou du moins la plupart, sont de la religion réformée, afin de se concerter avec eux sur les moyens de remplir , relativement à ces enfants, les vues du gouvernement , etc. ;

3o l^ double invitation de porter leurs missives à la connaissance des inspecteurs d^écoles et des commissions locales , et d*accorder une réponse approbative aux mesures qu^elles contiennent et qui ont été prises à ce sujet par les synodes respectifs ; *

En conformité de quoi, il est arrêté *.

1o De faire connaître aux synodes respectifs ci-dessus mentionnés la satisfaction du gouvernement pour leurs bienveillantes et unanimes dispositions concernant la prospérité des institutions scolaires , et pour leur coopération en ce qui regarde en particulier renseignement de la partie dogmatique de la religion ; et quMl leur sera expédié le nombre demandé d'exemplaires de la circulaire dn secrétaire d'État pour Tintérieur. Ces diverses mesures offrent, dans une perspective qui s'agrandit chaque jour, les heureux résultats des intentions bienfaisantes du gouvernement pour la jeunesse, et font naitre la brillante espérance que, grâce à Tappui énergique, qu'en conséquence des missives susdites et autres en réponse à la circulaire mentionnée , les institutions scolaires ont à attendre dorénavant de la part de la communion réformée et des autres communions ; l'œuvre commencée de l'amélioration des écoles deviendra, sous la bénédiction divine, un auxiliaire paissant pour les progrès des sentiments moraux et religieux dans notre patrie, autrefois si éminente et si recommandable à cet égard ; but sacré vers lequel le gouvernement ne cessera de marcher , en mettant à profit les idées contenues dans diverses réponses à la circulaire mentionnée ; qu'en même temps le gouvernement donne son assentiment aux mesures prises par les synodes et énoncées dans leurs missives respectives , par rapport à un ensei-

52 DE l'ihstbuctioii rbligieuse.

gnement régulier de tous les écoliers , appartenant h la communion réformée, dans la partie dogmatique de la religion;

9o D'autoriser par le présent arrêté les membres respectifs des commissions d'instruction dans les départements :

j4. a exhorter tous les instituteurs , tant publics que privés , ainsi que toutes les institutrices , à remettre aux consistoires respectifs ou autres personnes ecclésiastiques de leur commune, sur leur invitation, une liste des noms , et aussi, dans les villes, du domicile de leurs élèves, appartenant à la communion religieuse au nom de laquelle se fait rinvitation : à compléter cette liste de six .mois en six mois, et, de plus, à veiller avec soin à ce que leurs disciples suivent assidûment renseignement religieux qui sera donné en leur faveur par les ministres respectifs de leur communion ; avec la faculté pour les susdites commissions des consistoires ou autres personnes ecclésiastiques de s'informer , si elles le jugent nécessaire , dans les écoles mêmes , des choses qui peuvent concerner l'enseignement religieux.

B. A inviter les régents respectifs des maisons d'orphelins et des hospices de bienfaisance , ou autres établissements de même nature , où des enfants et des jeunes gens des deux sexes sont admis et élevés , à seconder le plus efficacement possible les consistoires des communions auxquelles appartiennent les enfants admis dans leurs établissements, dans toutes leurs démarches pour remplir les vues du gouvernement, par rapport à l'enseignement des dogmes de leur communion religieuse, et de concerter avec eux les mesures les plus propres à atteindre ce but à l'égard de la jeunesse confiée à leurs soins paternels.

C, A exhorter les inspecteurs d'écoles, et par eux les commissions locales instituées ou à instituer en conséquence de l'article 10 du règlement A, comme ils sont exhortés par le présent arrêté, à seconder de tout leur pouvoir les ministres des diverses communions religieuses ,

DE l'iNSTBUCTIOU REL1GIBV8B. 53

dans ce qui leur est spécialement confié par le gouvernement , à regard de renseignement du dogme religieux , et en outre d*avoir à leurs avis , indications ou plaintes sur cette matière, tel égard qui paraîtra convenable pour Tencouragement de cet enseignement ; en même temps que les susdits inspecteurs, et par eux les commissions locales, sont informés par le présent arrêté , en conséquence des déclarations expresses jointes aux invitations des synodes précités , que lesdits synodes n*ont nullement en vue de sMmmiscer dans ce qui concerne la surveillance des écoles, les consistoires et les ministres des diverses communions ayant à se borner à ce qui concerne renseignement du dogme de leur communion, sans s^arroger aucune autorité ou influence sur les instituteurs ou sur les exercices scolaires, choses qui appartiennent exclusivement et en totalité au gouvernement et aux personnes expressément nommées ou qualifiées par lui à cet efiet.

Extrait du présent arrêté sera expédié, par lettre conductoire ordinaire, aux trois synodes de la communion réformée hollandaise dans les provinces de la Hollande méridionale, de la Hollande septentrionale et de la Gueldre , ainsi qu^aux commissions départementales pour Tinstruction primaire ; et de plus, la missive du synode mentionné le premier ( celles des deux autres y étant en tout conformes, quant au contenu), sera insérée dans les Bydragen, pour Tinformation des personnes ou collèges dont il est fait mention dans le présent arrêté.

Conforme an susdit procès-verbal.

(Signé) Wbnckebagh.

Par Textrait ci-dessus mentionné, il parait que d*autrc8 synodes ont fait parvenir des réponses à la circulaire du 30 mai dernier, et que les arrêtés relatés dans cet extrait concernent aussi directement les synodes de la Hollande septentrionale et de la Gueldre.

54 Al L*lH8TE1JCnON EIUGIIC».

De même, il est panrenn de plusieurs autres synodes des communes réformées , ainsi que des autres communions , des réponses à la susdite circulaire ; toutes attestent Tempressement des diverses communions à appuyer le gouvernement dans ses efforts pour Tamélioration des écoles primaires, ainsi que leurs bonnes dispositions pour répandre dans le cœur des jeunes gens des sentiments moraux et religieux, en propageant, en favorisant et en encourageant renseignement religieux.

Le gouvernement ne pouvait , à la vérité , s*attendre à d*autres dispositions de la part de ces hommes vénérables dont la tâche est de travailler sans relâche à disposer i la morale et à la religion les cœurs des personnes de leur communion , et dont c^est le devoir indispensable de n^en jamais négliger les occasions, et surtout celles que le gonyernemeut fait naître; néanmoins le gouvernement ne peut voir qu^avec satisfaction ces démonstrations d*appui et de coopération exprimées dans les missives susdites, que les ecclésiastiques des diverses communions ont si unanimement faites, comme il conste par la réponse , insérée cidessus, du synode de la communion réformée holj^daise dans la Hollande méridionale , avec laquelle sont en parfaite harmonie les réponses des synodes de la HoUa^ide septentrionale et de la Gueldre ; et comme il paraîtra par les missives suivantes, reçues en réponse à la même circulaire.

Monsieur ,

En réponse à votre honorée missive du 30 mai dernier , que j*ai reçue le 10 du présent, j*ai Thonneur de mander à Votre Excellence ce qui suit :

Vu que de bonnes institutions scolaires ne peuvent que produire les résultats les plus souhaitables pour préparer la jeunesse non-seulement aux vertus sociales, mais encore

DB L*IN8THUCTI0N RELIGIEUSB. 55

anx yertus religieuses, il est indabitable que tous les ministres des diverses communions religieuses eu général, et ceux de la communion catholique romaine en particulier , attacheront le plus haut intérêt aux mesures que le gouvernement a prises ou prendra à cet égard, et qu'ils se feront un devoir d'y coopérer, de leur côté , le plus qu'il leur sera possible. Je vous prie de me faire parvenir une soixantaine d'exemplaires, afin que je les distribue aux pasteurs de ma commuDion.

Les pasteurs catholiques prendront volontiers sur eux renseignement de la jeunesse dans les dogmes de leur religion, et donneront des leçons de catéchisme dans les églises aux jours et heures qui seront jugés les mieux appropriés aux circonstances où se trouvent les paroisses respectives , sujet sur lequel j'entrerai en relation avec les curés qui me sont subordonnés. Je prends , en cette occasion , la liberté d'appeler l'attention de Votre Excellence sur une petite observation.

On ne peut , surtout dans les communes rurales , choisir d'autres jours que le dimanche pour donner avec régularité l'enseignement en question aux enfants des laboureurs et des artisans ; mais un abus qui s'enracine de plus en plus apporte un grand obstacle à tous les efforts des pasteurs : le travail publie le jour du Seigneur se répand de plus en plus dans toutes les classes du peuple. Des artisans de toute espèce travaillent souvent en public tout le dimaoche , et quand on leur en parle , ils s'excusent en disant qu'un refus leur ferait perdre leurs pratiques qui tiennent à cela. D'autres suivent cet exemple , et par là nombre d'enfants se trouvent frustrés de l'enseignement religieux.

Or , vu que dans toutes les communions chrétiennes le dimanche est consacré à l'enseignement et à l'exercice de la religion , et , certes , les ministres ont bien besoin de ce jour pour instruire la jeunesse, surtout celle des basses

56 OB L*IlfSTBUCTIOII HELI6TEDSB.

classes du peuple , il serait à souhaiter que, de son côté , le gouvernement prit quelques mesures efficaces pour faciliter les fonctions des ministres à cet égard , et pour extirper Tabns que je viens de signaler. Je vous prie , Monsieur , si faire se peut , d'exposer la chose à Tattention paternelle du gouvernement, afin qu'il y soit pourvu. X'ai rhonneur d'être , avec toute la considération possible ,

Monsieur , De Votre Excellence , le très-soumis serviteur, {Signa) J. Van Engblbn , archiprHre, Mannsen, 13 juin 1806.

Monsieur ,

La missive de Votre Excellence, du 30 mai dernier, m^est parvenue le 10 de ce mois.

J'avoue que j'en ai lu le contenu avec allégresse , et je me flatte que moi et messieurs les autres curés de cette province, nous répondrons de tout notre pouvoir aux vues salutaires du gouvernement Batave , et que nous montrerons que nous ne sommes pas indignes de sa confiance.

Pour voir régner la concorde , l'amitié et la charité entre les diverses communions, il est nécessaire, à mon avis, que les instituteurs s'abstiennent de l'enseignement des dogmes des diverses communions. J'en excepte seulement le cas où un instituteur , dont d'ailleurs la probité et la capacité seraient notoires , n'aurait que des élèves d'une seule communion. Sans cela , les enfants apprennent trop tôt qu'ils difi'èrent de religion ; l'un fait des reproches à Pautre , et beaucoup d'instituteurs ne se mettent pas en peine de l'empêcher. Ce n'est d'abord , à la vérité , qu'un enfantillage ; mais cependant les enfants croissent , et l'éloignement augmente de plus en plus , la rancune se fixe

DE l'instructioiv bsligieusb. 57

4ans le cœur, et toute leur reli^pon n^est souvent qu'un faux zèle que le véritable esprit religieux et la charité chrétienne réprouvent et détestent.

Pour atteindre le bat salutaire que le gouvernement se propose, et pour lequel il réclame notre coopération énergique, c^est par les enfants qu^il convient de commencer ; et , quoique dans notre Église renseignement du dogme nous soit imposé , toutefois les exhortations d*un gouvernement qui attache tant de prix au bien - être de la jeunesse , nous porteront avec plus d^ardeur encore à remplir nos devoirs. Nous tâcherons de donner par U une marque de notre soumission , de notre estime et de notre respect, et, en même temps, nous prierons Dieu de daigner bénir les efforts que fait le gouvernement pour la félicité générale.

Le nombre des curés dans cette province est de trente , à chacun desquels je ne négligerai pas de remettre un exemplaire , aussitôt que je Taurai reçu.

J*ai rhonneur d'être , avec tout le respect que je vous dois,

Monsieur, De Votre Excellence , le très-humble serviteur, {Signé) H. De Haas, archiprêtre de la Frise. Sneek,5juin 1806.

Monsieur,

Nous apprenons avec allégresse , par la circulaire qui nous a été envoyée le 5t mai , le plan d'amélioration des institutions scolaires qui a été introduit. Nous souhaitons que tout réponde aux intentions salutaires du gouverne^ ment. De notre côté , nous ne manquerons pas d'y contribuer en fournissant aux enfants indigents , appartenant à notre communion , les moyens d'apprendre leur religion ,

!(8 BB l'irstbvction bblisibusb*

dans lés différentes eommanes qui ressortissent de noire confraternité ; cVst pourquoi nous prions YotreExoellenee de nous faire parvenir douze exemplaires de la circulaire mentionnée.

Après avoir recommandé Votre Excellence en la protection du Très-Haut, nous avons Thonneur de nous nommer, avec respect et considération , Monsieur, Be Votre Excellence , les très-humbles serviteurs , Le consistoire de la communion luthérienne rétablie, et en son nom ,

{Signé) J.-N. Hamblan , secrétaire, Amsterdam , 23 juin 1806.

Le coneisioife de la communion mennamie , à Harlingue , au eecrétaire d'Étai pour lee affairée de Viniérieur, à la Haye,

Harlingue, le 18 juin 1806.

Monsieur,

La circulaire du 30 mai dernier, que Votre Excellence nous a adressée , nous est bien parvenue.

Le consistoire a compris avec un vif plaisir, par le contenu d^celle , les nobles tentatives du gouvernement pour améliorer les institutions scolaires , qui , introduites successivement , doivent avoir pour résultat , aussi bien la culture des facultés morales et la propagation de toutes les vertus chrétiennes et sociales , que la communication des connaissances premières et indispensables qui sont ordinairement les objets de renseignement scolaire.

En même temps le consistoire donne Passuranoe de son empressement à appuyer, autant qu'il dépend de lui, les salutaires efforts du gouvernement à cet égard, se flattant

DE L IN8TBUCT10II RILIfilEVSB* 59

en outre que les institutions qui existent d^jà , et qui ont longtemps ei^isté sur ce sujet dans notre communauté, répondront aux intentions manifestées par le gouvernement.

Outre que nos ministres sont engagés au service de rÉglise, ils sont encore expressément obligés, diaprés leur acte de nomination , de donner à la jeunesse un enseignement régulier dans les principes de la religion, comme ils le pratiquent avec assiduité et fidélité. Le dimanche , durant toute Tannée , un nombre considérable d*enfants jouissent d*un semblable enseignement , qui est d'ailleurs encouragé par une distribution gratuite de livres aux élèves qui ont plus ou moins de mérite , distribution que les ministres peuvent effectuer au moyen d^une somme considérable que le consistoire a fixée à cette fin.

De plus , nous avons des exercices particuliers durant la majeure partie de Tannée, pour les élèves plus avancés, auxquels on ne propose que des questions sur les principales vérités et les devoirs de la religion. Ils donnent lenfs propres réponses, qui sont soumises au jugement des ministres. Outre cela, il y a des leçons hebdomadaires sur le catéchisme dans la maison des orphelins appartenant à notre communauté.

Nous avons donc la confiance que , dans notre communauté , des mesures convenables ont déjà été prises et ne eesseront d'être prises pour veiller à ce que la jeunesse ne manque jamais des moyens de sUnstruire , selon ses fiicaltés et ses besoins, dans le dogme de la religion; quoique , par suite de Tordre actuel des choses , et pour bonnes raisons , cet enseignement soit écarté des écoles primaires.

Pour mettre Votre Excellence à même de mieux apprécier la nature de Tenseignement religieux propre à la jeanesse , et que nous lui donnons , nous avons Tl^onneur de transmettre ci-joint à Votre Excellence les deux livres

60 DB t*I!l8tB1}CTI0II BKI.IGIEUSE.

élémentaires en usage dans notre communaaté , et qui servent de guide à nos ministres.

Croyant avoir satisfait par la présente à Tinvitation spéciale et aux intentions de Yotre Excellence , nous recommandons votre personne et les intérêts sacrés de la patrie à la grâce et à la protection de Dieu.

Le consistoire susdit, et en son nom,

(«Sî^fl^) FaSBRE. HcBaSTRA.

Monsieur,

Rien ne nous est ni ne pouvait nous être plus agréable que de voir le gouvernement prendre lui-même à cœur rétat des écoles primaires. A la vérité , dans notre ville , nous jouissons de l'avantage que dans plusieurs écoles et particulièrement dans les écoles des pauvres , on a introduit avec succès un enseignement amélioré; mais nous comprenons en même temps , que , pour introduire dans toutes les écoles de notre ville , et du pays en général , ce& améliorations si salutaires, tant pour les connaissanbe& que pour la vertu et les bonnes mœurs , il était nécessaire que le gouvernement y employât son autorité et sa puissance; et nous éprouvâmes une joie cordiale, lorsque nous apprîmes par la circulaire du secrétaire d*État pour les affaires de Tintérieur, alors en fonctions , monsieur H. van Stralen , en date du 30 mai 1806 , qu'en effet cesvues étaient réalisées. Nous en félicitons notre pays , et nous tâcherons de tout notre cœur de répondre à Tattente du gouvernement , autant qu'il est en notre pouvoir, et nous appuierons et favoriserons de toute l'influence dont nous jouissons , les institutions scolaires qu'il établira.

Relativement à l'enseignement du dogme de notre communion, nous avons l'honneur de faire savoir à Votre Excellence que de tout temps il y a été pourvu par notre communauté ; que les vérités dogmatiques de notre con-

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