‹ De l'intelligence (volume 3)Chapitre 25 sur 112 · Baillarger, î6i · texte numérisé non relu

Baillarger, î6i

110 F.lVllE II. LES BIAGES-

qiii suppriment ou diminuent la sensation correctrice, facilitent ou provoquent l'hallucination ; et, réciproquement, la compagnie, la lumière, la conversation, Téveil de l'attention, toutes les circonstances qui font naître ou qui accroissent la sensation correctrice, détruisent ou affaiblissent l'hallucination*. « Si on approche d'un malade « en proie à des hallucinations de l'ouie et qu'on « lui parle de manière à fixer son attention, on c< peut se convaincre que ses prétendus interlo- « cuteurs invisibles se taisent pendant le temps « que dure la conversation...» Un malade, observé par M. Lélut à l'hospice de Bicêtre, a cesce sait d'avoir ses hallucinations quand on le « changeait de salle et de voisins; mais cette « suspension ne duraitguère que quelques jours; « l'halluciné, habitué bientôt aux conditions nonce velles dans lesquelles il se trouvait, retombait c( dans ses fausses perceptions... Chez tel halluc< ciné il faut des impressions très-vives et qui se c< succèdent sans interruption, pour tenir quelce ques instants les hallucinations suspendues, ce A peine le malade est-il abandonné à lui-

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