‹ De l'intelligence (volume 3)Chapitre 44 sur 112 · Macnish, ibid.., 96.— 2. Macnish, ibid · texte numérisé non relu

Macnish, ibid.., 96.— 2. Macnish, ibid

après, j'aurais peine à dire mon revc ; pour m'en souvenir plus tard, je suis obligé de l'écrire à l'instant. — C'est que l'état physiologique et l'afflux du sang dans le cerveau ne sont pas les mêmes dans le sommeil et dans la veille, et que le second état, favorable au réveil de ses images, n'est pas favorable au réveil des images du premier état.

Mais quel que soit le phénomène, rudimentaire et normal, ou anormal et complet, il montre comment nos images, en se liant, composent ce groupe qu'en langage littéraire et judiciaire, on appelle la personne morale. Si deux groupes sont bien tranchés, de telle façon que nul élément de l'un n'éveille aucun élément de l'autre, on aura, ainsi que le montre la malade citée par Macnish, deux personnes morales dans le même individu. Si dans l'un des deux états les images ont des associations très-exactes et trèsdélicates, si, comme on le voit chez plusieurs somnambules ' , des aptitudes supérieures se déclarent, si, comme on le remarque dans l'ivresse et après plusieurs maladies, les passions prennent un autre degré et un autre tour, non-seulement les deux personnes morales seront distinctes, mais il y aura entre elles des dispropor-

Page 1