‹ De l'intelligence (volume 5)Chapitre 45 sur 60 · Deuxième partie, liv. IV, ch. ii, p · texte numérisé non relu

Deuxième partie, liv. IV, ch. ii, p

2. Introduction à Vétude de la médecine expérimentale^ p. 115 et suivantes.

« admettre des exceptions ou des contradictions « réelles, ce qui serait antiscientitique ; on con- « dura uniquement et nécessairement à des « ditTérences de conditions dans les phénomènes, « qu'on puisse ou qu'on ne puisse pas les expli- « quer actuellement.... Dès que les lois sont « connues, il ne saurait y avoir d'exception.... t( On doit forcément admettre comme axiome « que, dans des conditions identiques, tout phé- « nomène est identique, et qu'aussitôt que les « conditions ne sont plus les mêmes, le phéno- « mène cesse d'être identique.» On voit qu'ici les mots nécessairement, forcément, axiome sont prononcés. — Helmholtz emploie des expressions équivalentes*. Selon lui, nous ne pouvons concevoir le monde autrement. Nos yeux ne peuvent percevoir l'étendue que comme colorée; de même notre intelligence ne peut concevoir les faits que comme explicables. Il n'y a de concevable pour nous que ce qui est explicable, comme il n'y a de visible pour nous que ce qui est coloré. L'œil interne, comme l'œil externe, a sa structure innée de laquelle il ne peut s'affranchir et qui impose à toutes ses perceptions un caractère forcé, ici Helmholtz semble croire que cette contrainte a pour cause dernière la structure de

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