CONCLUSION
Nous avons passé en revue les diverses législations de l'intérêt et de l’usure : nous avons montré les avantages de la liberté, les inconvénients ou l’inanité des autres SYStèmes. Les systèmes, qui cherchent à concilier la liberté de l'intérêt avec la répression de l’usure, ont, pour produire peu d’effets, la plupart des inconvénients de la loi actuelle. L’usure est si mal définie, les caractères auxquels on doit la reconnaitre sont si incertains, que tout prêteur est exposé à des poursnites correctionnelles. Les faiblesses, les passions sont le fait de la plupart des hommes, et baser sur des données aussi vagues la punition des prêleurs, c’est ouvrir la porte à Parbitraire le plus absolu.
Mais est-il besoin de prendre contre le prêt à intérèt des mesures spéciales ? La protection des prodigues, la répression du dol et de la fraude ne suffisent-elles pas ? Il nous semble qu’on peut trouver dansle droit commun les éléments d’une répression suffisante de l’usure, et nous terminerons en disant que le prêt à intérêts est un contrat comme les autres, el comme tel devant être soumis au droit commun.