‹ De l'intérêt conventionnel et de l'usureChapitre 17 sur 116 · PER (IE · texte numérisé non relu

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prêt à intérêt y fut très pratiqué : le crédit parfaitement organisé. C’est surtout le commerce maritime qui prit le plus grand développement. Présentant avec la chance de gros bénéfices, peu de risques, en raison de la facilité de la navigation, il attira à lui la presque totalité des capitaux, à lel point que le commerce de terre dut payer des intérêts presqu'aussi forts que le commerce de mer. Le taux était en général très élevé, ne descendant guère au-dessous de 10 à 12 pour 100 (L), letaux babituel était de L8 pour 100 et s'élevait souvent jusqu'à 24, 36 et même #8 pour 100. Le taux habituel pour les banquiers était 36 pour 100 (2). Ces intérêts paraîtraient énormes aujourd’hui, ils ne paraissaient pourtant pas excessifs aux Athéniens. Le commerce donnant de grands profits, la demande de capitaux était considérable ; la difficulté de se faire rendre justice à l'étranger, l'insuffisance de la législation athénienne étaient des causes d’élévation de l’intérêt. Les lois de Solon avaient enlevé aux créanciers tout droit sur la personne de leurs débiteurs ; elles avaient, en élevant la valeur nominale des monnaies fait manquer les débiteurs à une partie de leurs engagements, c'était un précédent menaçant pour l’avenir ; enfin l’organisation vicieuse des tribunaux, permettant aux débiteurs de se soustraire aux poursuites par toutes sortes de chicanes, rendaient le prêt très-aléatoire. Du reste, les usuriers ne manquaient pas à Athènes : ils faisaient aux fils

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