‹ De l'intérêt du dosage du glutathion réduit du sang pour le diagnostic de certaines asthéniesChapitre 12 sur 27 · LS · texte numérisé non relu

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conclure à la présence ou à l’absence d’un fonctionnement insuffisant des glandes surrénales.

En premier lieu la méthode ergographique qui utilise un appareil dérivé de l’ergographe de Mosso, dont le but est d'enregistrer sur une feuille enroulée autour d’un cylindre de Marey les déplacements d’un poids soulevé, par l’intermédiaire d’une poulie, par les mouvements de flexion du médius rythmés par un métronome.

Le principe de la méthode imaginée par Mosso est le suivant :

1) Isoler le muscle en expérience et le faire travailler jusqu’à la fatigue.

2) Inscrire le travail.

Chez tout sujet le travail physiologique, sous quelque forme qu'il se produise, conduit l’individu à la fatigue au bout d’un certain temps. C’est en étudiant la courbe ergographique qu’on peut faire des constatations intéressantes par sa forme qui caractérise l’individu. Mais l’interprétation de la courbe est difficile, en particulier en ce qui concerne l’évaluation de la fatigue.

C’est à P. LANGLoIS que revient le mérite d’avoir le premier en 1895, utilisé l’ergographe pour l'étude de la petite insuffisance surrénale.

Notre maître, le Docteur STÉVENIN a repris en

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1933 la méthode ergographique et l’a appliquée à l'étude de plusieurs affections endocriniennes et en

particulier à l’insuffisance surrénale.

La méthode a été perfectionnée par le Docteur STÉ- VENIN et ses élèves BALAZUC, AMADO en vue d’obtenir un test précis grâce auquel deviendrait possible le diagnostic de la nature de diverses asthénies endocriniennes.

Mais l’ergographe est un appareil volumineux et délicat. Il faut une longue pratique pour être en mesure de tirer de l’étude des courbes obtenues des renseignements utiles. De plus, un certain nombre de sujets faussent l’expérience même avec la meilleure foi du monde en faisant intervenir des muscles de suppléance. L’expérience en effet a été réglée pour porter uniquement sur la portion des fléchisseurs des doigts se rendant au médius parce que le travail de ce muscle de faible section ne retentit aucunement sur le rythme de la respiration ni sur celui du cœur, condition indispensable pour que l’expérience garde sa valeur. Il faut donc éliminer les sujets qui ne compren-

nent pas exactement le sens de l’ergographie.

Les opinions des praticiens qui utilisent cette méthode semblent concorder aujourd’hui en ce que l’ergographie plus qu’un moyen de diagnostic, offre surtout la possibilité de contrôler l’efficacité d’un traitement

opothérapique qu’il s’agisse d’une myasthénie d’ori-

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gine surrénale ou thyroïdienne ou même hypophy-

saire.

Il semble donc qu’il faille considérer l’ergographie comme un moyen de contrôle pharmacodynamique particulièrement appréciable dans une branche de

la médecine aussi complexe que l’endocrinologie.

Nous ne voulons pas insister sur l’interferométrie dont la technique est compliquée et dont l’interprétation des résultats obtenus l’est encore bien plus. Seuls quelques laboratoires privilégiés peuvent l'utiliser, et d’ailleurs la question n’est pas encore définitivement au point.

Un autre test consiste à rechercher l’action de l’insuline, introduite dans l’organisme par injection intraveineuse, sur la glycémie. L’hypoglycémie est considérée en effet par la plupart des auteurs comme un des indices les plus importants de l’insuffisance surrénale. '

Au cours de la maladie d’Addison l’hypoglycémie a été retrouvée par de nombreux auteurs (ACHARD, RoWNTREE, FoRHBACH, MARANON). Bien qu’elle ne soit pas constante, elle se rencontre dans l'insuffisance

surrénale plus que dans n’importe quelle affection. Mais cette méthode présente des inconvénients : malaise après les injections tels que des bouffées de

chaleur s’accompagnant de sueurs, états de mal lipo-

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