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santé, et que, de plus, le cancroïde tendait à arriver jusqu’au périoste et gagner en profondeur du côté de la gorge, l’intervention fut décidée.
Opération le 31 mars 1883. Pénible. Difficultés de l’anesthésie, extrême vascularisation de la région, irruption de sang dans la gorge, enfin tout se réunit pour la rendre périlleuse et produire un véritable choc opératoire. Tout se passa bien cependant. La: plaie de la joue fut réunie par une suture, le ganglion sous-maxillaire enlevé, tout le champ opératoire recouvert d’un pansement phéniqué simple.
Suites de l'opération hénignes. Le soir même, état satisfaisant. Nuit calme.
4er avril. — Apyrexie complète, pas de douleur. La plaie sousmaxillaire, étroite et profonde, livrée à elle-même, s’est réunie par première intention; tout est souple autour d’elle et sans trace de phlegmasie. La suture de la joue est le siège pendant quelques jours d’un gonflement très minime; tous les points tiennent également. La salivation qui génait le malade avant l'opération a complètement disparu; la perte de substance intra-buccale se réunit à vue d'œil. M. B..., qui se fait des lavages avec l'eau alcoolisée ne s’aperçôit d'aucune suppuration dans la bouche. Le sulfate de quinine à la dose de 50 centigrammes est administré pendant plusieurs joursde suite, de peur que la fièvre intermit tente ne se réveille,
6 avril. — Tous les fils de suture (crins de Florence) sont enlevés.
Du 9 au 11 avril. — Une petite collection purulente apparaît sous la cicatrice de la plaie cervicale. On l’incise ; elle guérit du jour au lendemain. Le malade entre en convalescence, il commence à sortir.
2 mai. — Le malade sort de convalescence et d’un accès de colique hépatique dont la guérison est d’ailleurs parfaite. Il est complètement guéri de son opération. Derrière la commissure, on voit une légère dépression à demi cachée par la moustache et. la barbe. Dans la bouche il n’y a plus de trace de plaie; la face interne de la joue est entièrement cicatrisée.
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