‹ De l'intervention chirurgicale chez les diabétiquesChapitre 14 sur 25 · OBSERVATION XXXIV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXXIV

Otite moyenne purulente droite. — Trépanation de l'apophyse mastoide. — Guérison.

(Korner. Schmidt®s Jahrbûcher der gesammiten Medicin, 1890).

Il s’agit d’un homme de quarante-sept ans et diabétique atteint d'otite moyenne purulente droite. Cet homme accusait des douleurs violentes, qui s’irradiaient dans toute la moitié de la tête, rarement localisées à l’apophyse mastoïde. Il survint, dans la suite, une suppuration abondante et de la prostration. Un écoulement foncé, brunâtre, mêlé de sang se produisit et derrière le tympan perforé on apercevait des granulations. Pas de fièvre; pas de signes nets d’ostéite. Le traitement antidiabétique n'eut aucune influence sur les douleurs de l'oreille. Dix semaines environ, après le début de la maladie, M. Korner se décida à ouvrir l’apophyse mastoïde. Le périoste parut entièrement sain, mais, à 3 millimétres de profondeur, on trouva une cavité de la grosseur d’une noix, remplie de granulations légèrement saignantes. Cette cavité occupait toute l’apophyse mastoïde. Les granulations furent râclées et tous les points malades enlevés au ciseau et à la curette tranchante. Un tampon de: gaze iodoformée avait été placé, avant l'opération, dans le conduit auditif. Dès que l’hémorragie fut arrêtée par le tamponnement à la gaze iodoformée, la plaie fut désinfectée par un lavage au sublimé, la cavité bourrée de gaze iodoformée, le tampon du conduit auditif renouvelé et un pansement antiseptique à demeure fut placé par dessus le tout.

La plaie marcha à la guérison sans accident. Quatre jours après l'opération, renouvellement du bandage extérieur, et du tampon du conduit auditif; neuf jours après, la plaie était recouverte de bourgeons de bonne nature et le conduit auditif sec.

Au pansement suivant, quinze jours plus tard, la perforation du tympan était fermée. Le tampon de la plaie fut remplacé par un drain. Enfin, treize semaines après l’opération, la plaie était com-

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Ru plètement guérie et le malade partit avec une ouïe meilleure qu'avant.

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