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d’orteil pour arthrite phalangienne et malgré le pansement antiseptique. Le diabète ne fut reconnu qu'après et le traitement antidiabétique n’arrêta pas la gangrène. On fit alors l’amputation du cinquième métatarsien au thermo-cautère.
Le malade guérit bientôt de son amputation et de son diabète. | :
OBSERvVATION XLII
Gangréne du pied gauche chez un diabétique. — Ampu- tation de la jambe. — Guérison.
(M. Kôünig, Centralblatt für Chirurgie, 1887)
Le 20 février 1886,entre dans le service du professeur Kônig, de
Güttingen,un malade âgé de soixante-dix ans. Ce malade a euautrefois des accès de goutte, mais il est guéri depuis longtemps. Il accuse une polyurie très abondante, et l’analyse de ses urines décèle 2 pour 100 de sucre.
.. Le 6 février, le malade a ressenti dans le petit orteil du pied gauche, des fourmillements, quelques jours après des accidents phlegmoneux se déclarent. A son entrée, le 20 février, la peau du dos du pied est tendue, luisante, rouge et enflammée,
On institue un traitement antidiabétique, mais le phlegmon continue à s'étendre en largeur et en profondeur et, le 3 mars, la quantité de sucre contenue dans les urines est montée à Æ pour 100. Le malade est devenu soucieux, il est abattu.
Le 10 mars,en dépit d’un traitement rigoureusement antiseptique, tout le dos du pied est envahi, la fièvre s'allume, la suppuration s’établit, le malade perd l'appétit et maigrit très rapidement. La quantité de sucre reste considérable.
. Ces accidents persistent jusqu’au 26 mars et deviennent journellement plus menaçants. PRE
M. Kônig propose alors l’amputation de la jambe ; elle est acceptée. On désinfecte soigneusement le malade, on entoure les parties gangrènées de linges antiseptiques et l’amputation est
faite aussi rapidement que possible, afin d’éviter l’hémorragie, vu l’état de maigreur et d’affaiblissement de l'opéré.
Le lendemain de l'opération, le malade éprouve un mieux sensible; la quantité de sucre diminue. La plaie, pansée antiseptiquement se cicatrise avec rapidité, le malade reprend peu à peu de l'appétit et trois semaines après l’opération, il est complètement guéri.
Le traitement antidiabétique est continué quelque temps encore après l’opération, et le sucre disparaît des urines, mais, à une certaine époque, le malade cesse ce traitement et le sucre réapparaît aussitôt, ce qui lève immédiatement cette objection, dit M. Kümig, qu’on avait affaire à un cas de diabète intermittent.