AD ADE
Observation 1X
(Sims, Amer. Journ. of Obst., 1893)
Mme K..., bien portante jusqu'à l’âge de 18 ans, robnste et n'ayant jamais été malade. Mariée à cet âge, elle devient enceinte, et au bout de six mois de grossesse a une violente attaque de nerfs qui dure une heure avec de courts intervalles de lucidité.
Elle se plaint de violentes douleurs dans la fosse iliaque droite. L'examen révèle un ovaire droit très gros, fortement enclavé entre le corps de l’utérus et la paroi abdominale, et impossible à déplacer. Les crises se reproduisirent presque chaque jour et devinrent si fortes qu’on fut obligé d'employer des inhalations de nitrite d’amyle et de surveiller la malade pour l'empêcher de se faire du mal. L'accouchement se fit à 8 mois 1/2, et les attaques hystéro-épileptiques, loin de disparaître, comme je l’espérais, continuèrent avec plus d'intensité si possible, qu'auparavant.
J'essayai tous les remèdes connus, internes et locaux, j employai l'électricité, cautérisai le col avec de l'acide nitrique. Les attaques persistant, je proposai l’ablation des annexes maiades, ayant échoué avec tous les autres traitements. L'opération fut faite cinq jours après, les deux trompes et les ovaires qui étaient malades furent enlevés.
La malade eut une attaque environ deux heures avant l'opération, et ce fut la dernière qu’elle ait jamais eue. Deux jours après l'opération, son intelligence devint parfaitement claire pour la première fois depuis de nombreuses semaines. La convalescence se fit normalement, et elle est mainteaant dans un état physique et moral excellent.
Observation X
(Sims, Amer. Jour. of obst., 1893)
Mlle B..., 20 ans, célibataire. Réglée à 11 ans 1/2, elle eut à chaque menstrualion dés crises nerveuses jusqu’à l’âge de 18 ans. Sous l'influence d'un traitement, les convulsions cessèrent pendant quelque temps, excepté pendant la période men: thuelle. Cette disparition
des attaques dura un an et plus quand elles se reproduisirent avec plus de fréquence et de gravité, quelquefois jusqu'à dix ou douze dans la mème journée. Laura partait de l'utérus, s'irradiait aux deux ovaires où elle s’arrêtait souvent, mais remontait quelquefois jusqu'à l’épigastre et déterminait alors une attaque d'hystéro épilepsie. Les menstrualions étaientirrégulières, courtes et douloureuses.Plusieurs traitements furent essayés par divers médecins, aucun ne la soulagea. En l’examinant, je trouvai les deux trompes et les deux ovaires déplacés, augmentés de volume, adhérents et très sensibles au toucher. Je pensai que tous ces troubles étaient réflexes, et décidai une laparatomie, qui fut acceptée avec empressement par la famille. L'opération fut pratiquée et je trouvai des adhérences très fortes et difficiles à rompre. La malade se remit bien de l'opération, elle put boire et manger, a'ors que depuis trois mois elle ne pouvait supporter aucun aliment ni solide ni liquide. Aujourd'hui elle est complètement rétablie et se porte aussi bien que possible.
Observation XI
(Sims, Amer. Journ. of Obst., 1893)
Mme F..., 27 ans, mariée depuis cinq ans, pas d'enfants, a toujours été délicate, de tempérament très nerveux. Réglée à 17 ans, ses règles ont toujours été irrégulières et douloureuses. À 21 ans, survient une première attaqie de nerfs qui correspond avec la menstruation. Les attaques se renouvellent, augmentant graduellement de gravité et de fréquence, et s'accompagnant de douleurs vives dans les deux régions ovariennes. À 26 ans, ces attaques devinrent si fréquentes el si douloureuses que son médecin fut obligé de lui faire des injections de morphine. Je vis la malade il y a un an, elle prenait à ce moment plusieurs injections de morphine par jour. Je l'examinai et trouvai les trompes et le$ ovaires très augmentés de volume et adhérents, très sensilies à la pression. Je l'opérai il y a onze mois et enlevai les deux annexes Je supprimai en même temps la morphine. Elle eut deux ou trois courtes attaques après l’opéralion, mais ce furent les dernières. J'eus de ses nouvelles il y a une semaine, elle continue à aller de mieux en mieux, ses atlaques n'ont pas reparu et sa santé générale est excellente.