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sauf une augmentation de volume marquée pour l'ovaire gauche A la surface des deux ovaires, on remarque de nombreuses vésicules de de Graaf dont quelques-unes sont arrivées à pleine maturité.
La malade, après avoir présenté pendant quelque temps des douleurs abdominales, dues sans doute aux adhérences qui avaient été constatées pendant l'opération, se remit complètement et sortit du service de chirurgie deux mois ct demi après l'intervention, pendant lesquels elle n'eut pas la moirdre attaque d'hystérie.
Mais tous les stigmales et tous les signes de la névrose, hémianesthésie, troubles visuels, troubles de la sensibilité, qui furent notés avant l'opération, ont persisté. La malade est restée hystérique.
Pas de changement dans l'habitus extérieur, rien au cœur, rien aux poumons dix mois après l'opération, époque à laquelle elle est observée de nouveau dans le service de M. le professeur Grasset.
En somme : plus de crises jusqu’au 1‘ janvier, douleurs abdominales encore très vives et à peu près constantes, suppression des règles, persistance de l’hystérie.
Le 8 janvier, pour un motif futile, une crise de grande hystérie durant une heure environ ; deux Jours après, nouvelle crise aussi longue que la première.
On hypnotise alors la malade, et l’on réussit notamment à faire disparaître son hémianesthésie droite. Ces pratiques d’hypnotisme n'ont pu être conlinuées, la malade ayant quitté définitivement l'hôpital vers la fin du mois de janvier.
Castagné s'appuie sur le retour de ces accidents pour montrer qu'ils relèvent uniquement de l’hystérie et ne sont pas dus aux lésions ovariennes, qui ont été supprimées par l'opération. Nous croyons, au contraire, qu'ils sont bien sous la dépendance de ces lésions, car la malade fut observée pendant longtemps après sa sortie de lhôpital par M. le professeur Tédenat, et elle n’a jamais eu de crises nerveuses. Elle se rétablit parfaitement et put se livrer de nouveau à ses occupations qu'elle avait dû complètement abandonner avant l'opération.
Observation II
Hémiplégie hystérique guérie par la castration (Extr. du The Western Lancet de San-Francisco, janvier 1884, n° 1), par C. von Hoffmann.
Menstruation à 41 ans 112. Règles très abondantes depuis le début, dans la suite beaucoup plus faibles. Les douleurs ont toujours été vives à l’époque menstruelle et se sont accrues à partir de 15 ans; il s’y ajoute des pertes de connaissance subites. Enfin, à 18 ans, une véritable hystérie se manifesta. C’est alors que la malade vint se faire soigner pour une dysménorrhée ; mais on ne put lui procurer aucune amélioration. A l’âge de 19 ans, il survint des accidents nouveaux : une paralysie du bras et de la jambe gauches. Pendant 5 à 6 années, on essaya tous les traitements sans aucun succès. La malade restait dans son lit, incapable de se lever, toujours souffrante du ventre, principalement du côté gauche. La région ovarienne des deux côtés était très sensible, l'utérus gros et rétroversé, les ovaires ne pouväient être sentis par le toucher vaginal, à cause de la vive souffrance que la pression délerminait.
Sur les membres paralysés, la sensibilité était très atténuée. Tous les troubles augmentaient au retour périodique des règles.
C'estalors que je proposai l'opération, qui fut exécutée le 23 octobre 1883, 8 jours après les règles. Incision médiane. Ablation des deux ovaires.
Pas de complication. A la prochaine époque menstruelle, il y eut quelque apparence de molimen, mais sans grande douleur et sans écoulement de sang. ;
Le 9 novembre, la malade était hors de tout danger.
De plus en plus, la paralysie du bras diminua, la jambe restant toujours un pea faible. ;
Le 9 décembre, la malade sortit et le 18 le docteur E... écrivait que la guérison était complète et que tous les mouvements des bras étaient faciles et la marche aisée sans canne ni béquilles.
Les deux ovaires étaient augmentés de volume et contenaient de pelits kystes ; les trompes étaient normales.
Observation III
Extirpation des deux ovaires dans un cas d’hystéro-épilepsie. Guérison. Par Velponer (dans thèse Tissier).
Dame X..., 36 ans, ne vit apparaître qu'à 17 ans les premières manifestations de la puberté, sans qu'il y eût effusion de sang. À 20 ans, les névralgies vagues se compliquèrent d'attaques épileptiformes, qui prirent un caractère {ypique, parurent toutes les quatre semaines, reproduisant le cycle menstruel. Get état dura 15 aps, pendant lesquels la malade fut examinée par un très grand nombre de médecins. Toute la multitude infinie des médicaments nerveux, anti-hystériques, emménagogues avaient été employés, de même que la thérapeutique utérine locale (cathétérisme, dilatation, scarifications, elc.).
La malade vint à la clinique, où nous pûmes assister à une véritable crise d’hystérie au moment de l’époque, avec attaques à grands mouvements désordonnés des membres et du tronc suivies de résolution. Elle fut soumise encore pendant six mois à un traitement anti-nerveux, qui resta absolument impuissant. Elle supplia alors qu'on la délivrât de ses souffrances quis'étaientétonnamment accrues les derniers (emps, au point qu'elle était prête à tout.
La castration fut aiors pratiquée. Les ovaires étaient kystiques et adhérents.
Cinq mois se sont écoulés depuis l'opération etles attaques épileptiformes ne se sont pas reproduites.
Observation IV
Dysménorrhée. Hystéro-épilepsie menstruelle. Opération de Battey. Guérison. Par Carstens, de Détroit (Dans thèse Magnin).
Dame X..., 24 ane, réglée pour la première fois à 18 ans. A 19 ans, dysménoirhée qui ne fil qu'augmenter les 3 années suivantes. A ce moment survinrent des pertes de connaissance avec attaques de
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plus en plus sévères, qui dégénérèrent en véritable hystéro-épilepsie menstruelle.
.. À l'examen, rétroversion d’utérus avec endométrite et ovaralgie gauche. L'utérus fut dilaté, cautérisé, réduit en bonne attitude sans avantage. À l’intérieur, le bromure, le zinc, l’arsenic, la valériane n'enrayèrent en rien les attaques, qui revinrent de plus en plus fortes tous les jours, plus inquiétantes au moment des règles. L'opération de Battey fut offerte et acceptée avec empressement, tout élant préférable à la misérable vie d'infirme que n.enait la malade Les deux ovaires furent enlevés avec les trompes. La malade, qui a été suivie pendant plus d'une année, n'a jamais présenté de nouvelles crises hystéro-épileptiques.
Observation V
(H. Sims, Amer. Journ. of Obst., 1893)
Mme A..., 30 ans, mariée depuis 4 ans. N'a jamais élé enceinte. Réglée à 17 ans, elle ne l’a jamais été régulièrement, l'intervalle entre chaque menstruation variant de trois à huit semaines. Règles peu abondantes, en caillots, durant deux jours et accompagnées de douleurs extrêmement vives, qui augmentent à chaque retour des règles. À 27 ans, un an après le mariage, première crise de nerfs, immédiatement après une époque menstruelle.
Pendant plusieurs mois, les crises reparurent à chaque menstruation, et tourmentèrent la malade au point qu’elle arriva à avoir deux ou trois attaques par semaine. Le traitement local, ainsi qu'un traitement général par l'électricité et l'administration de nombreux remèdes ne provoquèrent aucun soulagement. Les inhalations de nitrite d'’amyle seules arrivaient à diminuer la durée des attaques. Désespérée de n'obtenir aucune amélioration, elle vint me consulter. En l’examinant, je trouvai l'utérus fortement en antéflexion, l'oritice externe petit, le col long, conique, dirigé dans l'axe du vagin. Je fis une section antéro-postérieure du col (opération de Sims) avec dilatation. L'utérus fut redressé complétement. un drainage efficace fut obtenu à l’aide d’une mince tige de caoutchouc durci qui eut pour
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résultat non seulement de maintenir l'utérus dans une position plus
droite, mais encore, en favorisant un drainage efficace de la cavité
utérine, de diminuer graduellement la congestion et l'hypertrophie
de l'utérus. Les premières règles qui suivirent l'opération ne furent pas douloureuses, les attaques hystéro-épileptiques disparurent, et
sa santé générale continua à être excellente sous tous les rapports.
Depuis, elle eut une seule attaque, il y a deux ans, un de ses
parents étant mort subitement pendant un diner d'une maladie de
cœur. L'’émotion détermina une attaque, qui ne dura d'ailleurs que
quelques instants.
Observation VI
(Sims, Amer. Journ. of Obst., 1893)
Jeune fille de 16 ans, très frêle et de tempérament délicat, anémique à un haut degré, et très nerveuse. Sa première menstruation s’accompagna de douleurs très vives et d’une attaque de nerfs assez sérieuse. Ces attaques se répétèrent le mois suivant, et ensuite chaque mois pendant deux ans. Puis elles devinrent de plus en plus fréquentes, à tel point qu’elle en eut jusqu’à cinq ou six par Jour, durant environ de dix minutes à une demi-heure. À l'examen, le col de l’utérus élait gros, congestionné et très sensible au toucher. La pression sur le fond de l’utérus, en arrière de la vessie, provoquait facilement l'apparition d’une attaque. La malade fut soumise au même traitement que la précédente, avec des résultats également bons. Elle eut une légère attaque le lendemain de l'opération, et ce fut la seule qu'elle ait eue depuis.
Observation VII (Sims, Amer. Journ. of Obst., 1893) X..,28 ans, mariée, n'a jamais eu d'enfants. Les règles furent
très irrégulières les deux premières années, survenant à des époques très variables et durant seulement un jour ou deux. Puis elles s’éta-
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blirent régulièrement, mais depuis neuf mois chaque période menstruelle était accompagnée de crises de nerfs assez graves, de caractère hystéro-épileptiforme. Les attaques survenaient deux ou trois fois par jour, et la malade perdait connaissance pendant quinze ou vingt minutes chaque fois. A l'examen, utérus peu augmenté de volume, en bonne position et légèrement sensible. Uvaires et trompes hypertrophiés. La laparatomie fut pratiquée ; les ovaires, qui étaient kystiques et adhérents, furent enlevés tous les deux, ainsi que les trompes, qui présentaient des signes très nets de salpingite ancienne. La malade se rétablit parfaitement, elle fut revue deux ans après l'opération, puis sept ans après. Elle jouissait d'une santé parfaite, et n'avait Jamais eu de nouvelle crise depuis l'opération.
Observation VIII
(Sims, Amer. Jour. of Obst., 1893)
X..., 26 ans, non mariée, tempérament très nerveux. Réglée à 13 ans, l’a toujours été irrégulièrement. À chaque merstruation, attaques épileptoïdes avec vives douleurs dans la fosse iliaque gauche, précédant chaque fois de deux jours la période menstrueélle, et nécessilant des injections de morphine. Les crises devinrent de plus en plus fréquentes et plus graves, revenant presque chaque jour, et accompagnées de perte de connaissance durant quelquefois une heure, et se terminant dans un état de mélancolie extrême avec tendance au suicide. À l'examen, utérus augmenté de volume, uvaire gauche de la grosseur d’un citron, kystique et adhérent, situé directement derrière l'utérus, dans le cul-de-sac de Douglas. Cet état paraissant être la cause des accidents épileptiformes, Sims fit la laparatomie. Comme le faisait prévoir le diagnostic, la trompe et l'ovaire gauche furent trouvés malades et adhérents, et furent enlevés. L'ovaire droit et la trompe étant absolument sains furent laissés. La convalescence fut assez longue, néanmoins la malade s’améliora assez rapidement, et elle est maintenant parfaitement guérie.