RAPPORTS DE L'HYSTÉRIE ET DE L'APPAREIL UTÉRO-OVARIEN
Les opérations pratiquées sur lappareil génital de la femme comme moyen thérapeutique de troubles hystériques, sont basées sur les rapports qui existent entre cette névrose et les fonctions ou les lésions de cet appareil. Ces rapports, il est vrai, ont été niés par quelques auteurs, et, en particulier, par Holtz de Riga. Cependant, ils sont admis à peu près par tout le monde, etils ne sauraient, en effet, être mis en doute. Il existe entre l'ovaire, en particulier, et certains accidents hystériques, une corrélation positive, bien mise en évidence par les recherches de Charcot, les constatations de Baraduc (Société de Biologie, 1882), la détermination incontestable ainsi que l'arrêt des crises d’hystérie par la pression sur la région ovarienne et les phénomènes d’aara partant de l’hypogastre.
Il est vrai qu’on a prétendu que la douleur de la fosse iliaque et les phénomènes résultant de la pression en ce point, pouvaient ne pas provenir de l'ovaire, mais être dus simplement à quelque névralgie ou à une hyperes- À thésie de la paroi abdominale. Pitres, en effet, a montré que chez quelques malades, la friction ou le pincement de la peau au niveau de la région ovarienne, produisait le même résultat que la pression profonde sur lovaire. D'autre part, on sait que les hystériques mâles présen-