‹ De l'intervention chirurgicale dans l'obstruction intestinaleChapitre 25 sur 44 · EDINBURGH. MED. JOURNAL · texte numérisé non relu

EDINBURGH. MED. JOURNAL

Le 25 novembre dernier, une femme de 63 ans fut admise à l'hôpital Sainte-Mary de Londres, pour une hernie inguinale droite étranglée. Un taxis léger suffit pour réduire la tumeur, néanmoins les symptômes d'obstruction intestinale ne cessèrent pas, bien que l'anneau inguinal fût complètement libre, et que l'exploration des régions herniaires ne fit découvrir aucune tumeur.

A. la suite d'une violente quinte de toux, une tumeur étant apparue à l'orifice inguinal externe, je pratiquai en ce point une incision qui mit à découvert deux sacs superposés : un inférieur contenant de la sérosité et un autre plus volumineux renfermant une anse intestinale étranglée par le collet du sac, congestionnée et œdématiée. Le collet une fois divisé, il fut facile d'attirer en dehors l'anse herniée et de réduire le sac lui-même qui n'était fixé aux parois du canal inguinal par aucune adhérence.

Le lendemain, la fièvre augmenta et des douleurs vives furent ressenties par la malade dans l'aine droite, mais, peu à peu, tout rentra dans l'ordre et la malade sortit guérie environ un mois après l'opération.

réflexions : Owen pense que le péritoine se montre beaucoup plus tolérant qu'on ne le croit généralement et que l'intervention chirurgicale est toujours indiquée dans ces cas. Il regrette seulement de n'avoir pas opéré plus promptement.

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