‹ De l'intervention chirurgicale dans la péritonite tuberculeuse: étude critique et statistiqueChapitre 48 sur 54 · LE ( 4 ' \ VE · texte numérisé non relu

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des conditions exceptionnelles de lenteur (Peter), de tissu à tissu, par poussées successives, prête toujours à rétro céder devant les efforts de la nature, la résistance de l'organisme envahi.

Ces considérations trouvent certainement leur prix dans les applications thérapeutiques qui en découlent ; elles vont, entre autres avantages, nous permettre d’établir les indications de l'intervention chirurgicale et de discuter, en connaissance de cause, la valeur d’un traitement encore peu usité de nos jours.

Reprenons pour cela, la comparaison que nous proposions tout à l'heure entre l’abcès par congestion de la colonne vertébrale et la péritonite tuberculeuse.

Dans le premier cas, la conduite du chirurgien est toute tracée. Elle variesuivant deux périodes principales. Au début, le traitement médical : reconstituants, toniques, etc ; quelques moyens palliatifs : appareils, corsets, immobilisation. Malgré cette thérapeutique, toujours en éveil, Pabcès loin de rétrocéder poursuit sa marche en avant. En un point, la peau s’amincit; la collection va s'ouvrir, les phénomènes les plus graves sont sur le point d’éclater. Alors le chirurgien abandonne rapidement la conduite tenue pendant la première période, l’expectation armée, dont il a jusqu'ici fait sa méthode de choix. Il évacue la collection purulente, injecte dans la cavité des liquides modificateurs, ou, plus hardi, il l’ouvré largement, déterge le foyer et dans quelques cas porte même l'instrument sur l'os carié qui a été le point de départ de laffection (Israël).

Avec ce que nous connaissons maintenant de la mar che de la péritonite chronique tuberculeuse, n’avons-

nous pas là, le modèle tout tracé de la conduite à tenir ? Lstaeee besoin d'intervenir autrement que par un traitement général, lorsque nous avons affaire à une de ces péritonites à marche lente, à cette forme fibreuse sur laquelle'insistent avec tant de soin, Boulland et les auteurs de l’article du Dictionnaire? Nous savons, que si la lésion reste limitée à la cavité péritoréale; la guérison spontanée est, pour ainsi dire, la règle. Lorsque l’ascite est peu importante, que les phénomènes généraux ne nous forcent pas la main, on peut espérer arriver à un résultat satisfaisant, avec celte thérapeutique de réparation, avec ces moyens palliatifs (révulsion, etc.) auxquels nous fai sions allusion tout à l'heure. Et alors en six mois, huit mois, un an, quelquefois davantage, cette péritonite qui nous faisaitcraindre une issue dans quelques cas fatale, aura complètement disparu, sans que nous ayons exposé notre malade aux dangers d’uneintervention chirurgicale intempestive. — C’est ainsi que l’on se comporte, dans une carie dorsale ou lombaire, par exemple, même lorsque la collection purulente est diagnostiquée, et tout le monde sait que dans quelques circonstances, assez rares ilest vrai, on peut obtenir la résolution. Cette conduite est admise par tous les chirurgiens : pourquoi ne l’adopterait-on pas d’une manière absolue pour la péritonite chronique tuberculeuse, puisque lon sait que là les chances de régression sont infiniment plus nombreuses et partant plus probables?

Mais poursuivons notre étude.

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