‹ De l'intervention chirurgicale dans la péritonite tuberculeuse: étude critique et statistiqueChapitre 49 sur 54 · TR CE · texte numérisé non relu

TR CE

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Nous voici au contraire en présence d’une péritonite tuberculeuse qui, loin de rétrocéder sous l'influence du régime sévère auquel nous la soumettons, s’aggrave tous les jours. L’ascite devient de plus en plus considérable : le ventreest fortement distendu. Notre malade maigrit, elle est en proie à la fièvre vespérale, et vomit. En un mot l'élément phlegmasique domine comme dans l’exemple qui nous est personnel (obs. 68) et si nous n'intervenons pas, notre malade ne va bientôt plus pouvoir faire les frais de sa lésion. En même temps, nous trouvons en arrière, vers la base du poumon, dela matité, les signes non équivoques d’un épanchement de faible importance. Alors, il n’y a pas à hésiter : le chirurgien doit intervenir.

Encouragé par les résultats heureux de la laparotomie, il la proposera nettement à sa malade et lui fera entrevoir à ce prix une guérison possible. Mais il ne doit à notre avis se résoudre à cette extrémité que lorsque le danger presse, que les forces du sujet s’en vont et qu'il n’a plus rien à espérer du traitement purement médical. Et, encore ne doit-1l pas oublier queson intervention n’est pas absolument curative, qu’elle n’est que palliative, — comme la colotomie ou la rectotomie, dans les rétrécissements organiques du rectum, — avec cette différence que dans un certain nombre de cas heureux elle peut devenir radicale.

On trouvera que c’est peut-être là un Jugement un peu sévère : on nous objectera ce chiffre de 83,08 0/0 de succès obtenus et l’on s’étonnera que nous ne soyons pas plus enthousiaste sur le compte de l'intervention. Sans

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