‹ De l'intervention chirurgicale dans la péritonite tuberculeuse: étude critique et statistiqueChapitre 50 sur 54 · RENE · texte numérisé non relu

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doute les résultats sont remarquables et nous les proclamons : mais, nous ne devons pas oublier que notre statistique donne 7,07 0/0 de décès post-opératoires ; que la généralisation s’est poursuivie et a amené la mort dans 9,85 0/0 des cas, et qu’enfin la guérison n’a été que temporaire dans la proportion de 21,12 0/0! Ces chiffres doivent nous rendre prudents dans l'appréciation que nous avons à porter sur le sujet qui nous occupe.

Mais, nous l’avons déjà déclaré et nous n’y revenons pas :il est des circonstances où il faut agir et tenter par l'intervention de faire bénéficier son malade d’une amélivration momentanée ou même d’une guérison définitive. É

Nous avons pris comme exemple un cas extrême, mais il y a lieu dese demanders’il ne faut pas opérer d’autres types de péritonites tuberculeuses.

Tous les auteurs depuis Kümmel, Cabot, Hirschfeld, etc., eic., jusqu'à Ceccherelli, dans une communication récente, Audry, Truc, Secheyron, en France, considèrent comme cas de choix, la périlonite avec ascite. Ils nous disent tous qu’ils conseillent volontiers Popération, lorsque l’ascite est le symptôme clinique capital et que la maladie n’a pas attaqué ou sérieusement altéré d’autres organes. :

Pour notre part, nous pensons qu’il faut préciser davantage. Avec Truc, nous admettons qu’il n’y a pas de traitement chirurgical dans la forme très aiguë (granulie) ou dans cette forme fibreuse qui guérit, ou ER toujours bénigne. Mais pour nous, l’indication de l'in-

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tervention existe toutes les. fois que l’état général s’aggrave, ou que la généralisation menace de se faire. Dans ces cas il y a presque toujours de l’ascite, mais, encore une fois, elle n’a pas besoin d’être comme le veulent les auteurs dont j'ai cité les noms, le symptôme clinique capital, pour nécessiter l'opération. Ce sont bien plus les symptômes généraux que les phénomènes locaux qui doivent dicter notre conduite.

Certes, ces derniers ont leur importance, et nous n’avons point la pensée de la méconnaître : mais ils ne l’acquèrent qu'à cause du retentissement sur l’état général que produit toujours l’aggravation de l’état local.

Il reste bien entendu néanmoins que cette altération de la santé générale doit rester dans de certaines limites : nous n'opérerogs pas les sujets dont les sommets seront plus ou moins ramollis ou infiltrés de tubercules, pas plus que ceux qui auront des manifestations bacillaires avancées du côté d’autres organes. Ici la règle est la même, que celle qui est admise par la plupart des chirurgiens pour les tuberculoses locales ; ces faits sont bien connus et l’on comprendra que nous n’insistions pas.

Enfin à côté des cas que nous avons signalés et dans lesquels l’intervention s'impose, il en est d’autres où le succès ne serait pas douteux, où l'indication serait formelle, si un diagnostic ferme était posé. Mais on conçoit quelle difficulté 1] y a à reconnaître un foyer circonscrit, alors que, quand tout le péritoine est envahi, les erreurs de diagnostic sont si fréquentes. Le tableau analytique

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de nos observations nous donne sur ce point un enseignement de la plus haute valeur, puisque la péritonite

tuberculeuse n’a été diagnostiquée avant l'opération que dans la proportion de 19,74 0/0! |

On admettra sans peine en effet que si par des signes précis, on arrivait à déterminer d’une façon certaine le siège d’un foyer tuberculeux circonscrit en un point de la cavité péritonéale, il n’y aurait pas lieu d’hésiter à tenter une cure absolument radicale. D’un seul coup on enlèverait tout le mal et on mettrait ainsi le sujet à l’abri d’une généralisation possible.

Or, cette localisation si difficile, si impossible dans le plus grand nombre des cas, devient possible lorsque chez la femme, la tuberculose péritonéale succède à une tuberculose génitale. Il arrive quelquelois, que l’on saisit le passage si l’on peut parler ainsi, et que l’on peut atteindre la lésion avant qu’elle se propage à tout le péritoine. Les opérations de salpingectomie, avec extirpation plus ou moins complète des ligaments larges, qui sont aujourd’hui communément pratiquées (Terrillon), peuvent être dirigées avec le plus grand succès contre les infiltrations bacillaires de ces organes (1).

A l'exception de ces cas particuliers, le diagnostic est

(1) Notre thèse était déjà sous presse, lorsque parut le 10 juillet une très importante leçon clinique de M. Terrillon sur la salpingite tuberculeuse, Nous avons jugé cependant impossible de passer sous silence les conclusions thérapeutiques du distingué chirurgien de la Salpêtrière qui vient apporter la grande autorité de sa parole à la thèse que nous soutenons ici. C’est pourquoi nous n'avons pas cru

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