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promptement possible. Cooper et Boyer se rangent à l'opinion de Scarpa ; des interventions hâtives leur ont donné de nombreux succès.
Telles étaient sur ce sujet les idées généralement admises quand, en 4861, à la société de chirurgie, Huguier vint prétendre qu'il valait mieux s'abstenir que de pratiquer lopération dans le cas de hernie ombilicale étranglée. Cette déclaration souleva de violentes protestations, de la part de Goyrand d'Aix principalement. Huguier y répondit en rappelant les insuccès de Dupuytren, de Richerand, de Gerdy, et
en donnant la statistique suivante :
MM. Gosselin, 4 opérés, 4 morts.
sunoncle, Jacquemin, 4 opérés, 1 succès.
Guersault, 2? opérés, 2 morts.
Broca, 2 opérés, 2 morts.
Demarquay, 4 opérés, 4 morts.
Giraldès, ? opérés, 2 morts.
Deguise fils, 2 opérés, 2 morts, Boinet, 2 opérés, ? morts, par Samson.
Bauchet, 1 opéré, par Desprès, 4 mort.
Richet, 2 opérés, { mort.
Follin, 4 opéré, 1 guéri.
Cas où il n’a pas été fait d'opération :
MM. Boinet, 1 cas, À guérison.
Bäüchet, cas, 1 guérison | avec où sans
} anus
Broca, 2? cas, 2 guérisons ( contre nature
Pour justifier son opinion, Huguier fait connaître
quelles sont pour lui les causes de la gravité eXCep-
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tionnelle de la Kélotomie ombilicale. Il les divise en
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primitives ou anatomo pathologiques et consécutives ou opératoires. Dans une thèse de Paris 1880, Abel Loupie s'élève avec force contre les conclusions de
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Huguier ; nous n'avons pas à recommencer ce travail, nous ne saurions mieux faire que de conseiller au lecteur la thèse d’Abel Loupie.
Verneuil et Boinet se firent les défenseurs de Huguier ; Richet s’en déclara l’énergique adversaire. « Les causes, dit cet auteur, qui placent l’exomphale , dans une situation défectueuse au point de vue de l'opération sont les suivantes : en premier ligne, le défaut de proportion du sac herniaire et des viscères résultant du peu d'épaisseur des téguments, les difficultés d'empêcher la pénétration dans l'abdomen des liquides sécrétés par le sac enflammé et enfin la nécessité presque absolue de faire porter l’incision du débridement sur le péritoine lui-même, ce qui expose à la propagation de l’inflammation au reste de la séreuse ». Richet, toutefois, pense qu’une opération hâtive et bien faite peu facilement obvier à ces inconvénients.
Après de violentes discussions, à la société de chirurgie, malgré les efforts de Richet, de Gosselin, qui, en 1865, dans ses leçons sur les hernies abdomipales, essaya de réfuter les pessimistes exagérations de Huguier, la kélotomie ombilicale ne fut plus tentée par un grand nombre de chirurgiens. En 1869, deux thèses, l’une de Girodolle, l'autre de Lafon, toutes
deux inspirées par Verneuil, résument les discussions
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de la société de chirurgie et concluent en faveur de l’'abstention.
À la suite d’une kélotomie ombilicale, faite avec succès par À. Desprès, la question fut reprise en 1875. Les théories de Huguier furent, dès lors, fortement battues en brèche : Verneuil en resta à peu près le seul défenseur convaincu ; ce n’est qu’en 1881, que cet auteur revint sur les opinions qu'il avait jusqu'alors professées. Aujourd’hui, l’abstention, dans le cas de hernie ombilicale étranglée, est condamnée par tous les chirurgiens ; tous reconnaissent qu’en présence d’un étranglement ombilical herniaire, il est parfaite ment indiqué d'intervenir activement et cela le plus tôt possible.
L'accord n’est pas aussi unanime quand il s’agit d’une opération pour hernie ombilicale adhérente. Si, en 1881, à la société de chirurgie, séance du 5 janvier, Verneuil en s'appuyant sur les progrès de la chirurgie, admit enfin l'intervention dans le cas de petites hernies ombilicales étranglées, il se déclara partisan de l’abstention dans le cas de grosses hernies adhérentes. « Celles-ci, affirma-t-il, sont rebelles à la kélotomie ».
Maintenant encore, une grosse hernie adhérente vient-elle à présenter des phénomènes d’obstruction, un grand nombre de chirurgiens, effrayés des résultats déplorables que donne l'intervention pratiquée dans des conditions semblables, se contentent de recourir à des moyens illusoires, le taxis, les bains, les cataplasmes, les purgatifs : quelques-uns, après avoir perdu un temps précieux, se décident à une
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