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injections péri-herniaires, n’a donné que de médiocres résultats : il est aujourd’hui complètement délaissé.
Le cours historique que nous venons de faire, ne vise que les hernies ombilicales réductibles : il ne saurait en aucune facon s’adresser aux hernies ombilicales étranglées.
Siles chirurgiens de l'antiquité s’attaquèrent par le fer et par le feu aux petites hernies réductibles, aucun d'eux n’osa combattre chirurgicalement l’étranglement herniaire : un malade atteint d'un pareil accident était abandonné à son triste sort et presque infailliblement condamné à mourir. Ce n’est qu'au X Vie siècle, que Franco tenta l'opération de la hernie étranglée. Sans vouloir ici discuter avec les auteurs du dictionnaire de médecine 1837, s’il faut attribuer à ce chirurgien, l'honneur d’un aussi grand progrès scientifique, nous dirons seulement que la première mention d'intervention pour hernie étranglée se trouve dans Franco. Quoiqu'il en soit, voici, d’après le dictionnaire médecine 1837, 45° édition, comment intervenait ce chirurgien : « Pour opérer le débridement, il se servait d’un petit bâton plat d’un côté et rond de l'autre, destiné à conduire le bistouri, comme la sonde cannelée, employée par Ambroise Paré et usitée communément ensuite. La réduction était alors tentée sans l'incision du sac : si cette réduction ne pouvait se faire, on ouvrait le sac soulevé par des crochets, et le bâton introduit par l’ouverture, guidait le bistouri.
Les intestins mis à nu étaient repoussés petit à petit,
en commençant par les plus hauts vers le ventre ; on faisait ensuite une suture. | Après Franco et Amrboise Paré, la chirurgie herniaire ne fait, pendant longtemps, aucun progrès bien sérieux. Les opérateurs français du 16° et 17e siècle n'osent pas intervenir dans le cas d’étranglement herniaire. Il en est de même à l'étranger : Fabrizio, successeur de Fallopia, ne propose contre l'étranglement que les moyens ordinaires de réduction ; lorsqu'ils n’ont pas réussi, il donne le précepte (« de secouer lemalade par les pieds, après l'avoir préalablement couché sur le dos, la tête en bas et les pieds en haut ». En 1672, Bernard Genga s’élève contre le débridement décrit par Ambroise Paré, (Anatomica, chirurgica, Rome 1672, in-8) Fabrice de Hilden vante les bons effets des brayers et déconseille l'intervention sanglante. En 1777, (cours d'opération, page 92), Dionis soutient que l'opération pour étranglement. herniaire ombilical ne réussit presque jamais ; aussi, conseillet-il au malade « de se passer plutôt de chemise que de bandage ». | Cette opinion prévalut jusqu’au commencement de notre siècle. A cette époque, les craintes professées
jusqu'alors au sujet de la hernie ombilicale étrangléè
ne furent pas partagées par tous les chirurgiens
c’est ainsi que J.-L. Petit conseille l’intervention, quel que soit le siège de la tumeur. Pott et Lawrence, tout en attribuant à l’opération une extrême gravité, sont d'avis d'intervenir. Scarpa soutient que cette gravité est due aux temporisations ; il conseille d'agir le plus