‹ De l'intervention chirurgicale dans les ankyloses du coude consécutives à des traumatismesChapitre 30 sur 47 · RÉSECTION SEMI ARTICULAIRE ET RÉSECTION / . TOTALE · texte numérisé non relu

RÉSECTION SEMI ARTICULAIRE ET RÉSECTION / . TOTALE

Ce fut, comme nous l'avons déjà dit dansl’historique, en 1857 que fut opéré le premier cas d’ankylose rectiligne du coude par la résection osseuse. Langenbeck fit cette opération pour un cas d’ankylose osseuse en position rectiligne consécutive à une plaie par arme à feu. Le 10 mars 1897, il entreprit cette nouvelle opération. I attaqua larliculation par une incision longitudinale postérieure passant entre le tiers interne et les deux tiers externes de ’olécrane et sectionna l’humérus ou moyen de la scie à chaine. La convalescence fut longue, car si les mouvements étaient déjà très étendus quelques mois après l’in-' tervention, le membre n'avait que peu de force et il subsistait deux fistules qui suppuraient encore. Ce fut seulement dans le courant de l'hiver que la force s’accrut considérablement. Le résultat était donc excellent bien que la guérison se fut fait attendre un certain temps.

Plusieurs autres procédés furent mis en pratique par différents chirurgiens, entre autres Wagner, Neudorfer, Brick, Sautesson, Hueter et enfin par M. le profeseur Ollier quien 4867 proposait un nouveau mode opératoire de résection osseuse du coude. |

En 1871 Watson d’Edimbourg, après avoir éssayé sans

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succès une nouvelle méthode opératoire pour tenter d’obvier soit à la trop grande mobilité de l'articulation après l'intervention, soit au contraire à la récidive de lPankylose, proposait une manière nouvelle de pratiquer la résection en se basant sur les considérations suivantes : Dans la plupart des fractures du coude, disait-il, l'humérus est seul affecté, et les os de l’avant-bras ne subissent pas de notables altérations ; en admettant même que le radius et le cubitus aient été atteints, il ne résulterait pas la nécessité absolue de les comprendre dans la résection ; d’un autre côté il est bien évident que la suppression de l'extrémité supérieure du cubitus doit amener des troubles dans le fonctionnement ultérieur du membre, puis- .- qu'elle donne insertion au triceps et au brachial antérieur. En un mot Watson proposait de faire non pas la résection osseuse totale de l'articulation, mais seulement une résection limitée à l'extrémité inférieure de l’humérus.

Pour pratiquer cette résection semi-articulaire, Waston propose de faire une incision linéaire sur le côté interne de l’olécrane, un peu plus grande que celle qui est ordinairement pratiquée pour la résection du coude. Après avoir disséqué avec soin et avoir rejeté vers le condyle le nerf cubital pour éviter sa lésion, on introduit dans l'articulation un bistouri boutonné destiné à couper les attaches antérieures et postérieures de la capsule. Une fois ce premier temps achevé, l’ostéotome est introduit, d’abord de haut en bas pour détacher la trochlée et l’épitrochlée, puis de bas en haut pour réséquer le condyle et l’épicondyle. En séparant les fragments osseux des parties molles auxquelles ils sont adhérents, il faudra avoir soin :

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