‹ De l'intervention chirurgicale dans les ankyloses du coude consécutives à des traumatismesChapitre 41 sur 47 · ODA · texte numérisé non relu

ODA

« 8 kilog 465 gr... Je touche facilement mon épaule avec mon -« poing fermé ; je tourne cette main avec autant de facilité que

« l’autre, Quand aux deux derniers doigts, je ne les sens Le « aussi forts que ceux de l’autre main.

Depuis 1878, date où les détails ae ont été te dans mon mémoire sur la résection du coude dans les cas d’ankylose,cette opérée aconstamment servi comme cuisinière etle coude a toujours fonctionné parfaitement. Il s’est même fortifié, car, en avril 1886, époque où elle est venue me revoir, elle a porté une haltère de 5 kil. 100 gr.

Aujourd’hui, 80 avril 1887, c’est-à-dire 18 ans après l'opération, elle se trouve dans l’état suivant: Les mouvements sont ce qu'ils étaient l’an passé. Même poids porté à bras tendu, variant un peu selon la fatigue des muscles et la forme du poids, de 4 kil. 500 à 5 kil. 100. Extension mesurée en faisant relever

l’avant-bras fléchi sur le bras, le coude en l’air : opérée exécute

ce mouvement avec un poids de 1500 grammes dans la main. La pronation et la supination sont complètes quand l’avantbras estfléchi sur lebras. Force de pression au dynamomètre : à gauche comme à droite, 30 kil. L’articulation est très solide latéralement; l’olécrane est depuis longtemps du reste soudé au. corps du cubitus.:

OBSERVATION XVIIT

Anhylose osseuse du coude datant de l'enfance à angle aigu de 650. — Réseclion sous périostée interrompue. — Me-. nace de relour de l'ankylose; écarlement des surfaces de seclian par l’exlension continue au lil el par l'application d'un poids sur l’avant-bras fléchi pendant la marche. (NovÉ-JossERAND. Revue de Chirurgie, 1893).

D... Louise, 17 ans, entre le 30 juillet 1888. ir à on. dans les antécédents héréditaires.

DEP ro

En nourrice jusqu’à l’âge de 6 ans. À 3 ans, d’après la mère, elle aurait eu déjà le coude ankylosé, mais ce renseignement manque de précision. À 6 ans maux d’yeux qui persistèrent longtemps, puis engorgement ganglionnaire cervical qui prit une allure chronique sans jamais suppurer.

À 7 ans, chute sur une barre de fer, suivie d’une douleur vive dans le coude gauche. Tuméfaction, puis fistules consécutives à des abcès. La malade eut le bras mis en écharpe, les mouvements selimitèrentet bientôt la demie extension ne put plus être dépassée. En même temps, l’état général devenait de plus en plus défectueux. On conseilla les bains de mer, etla santé générale s’améliora, mais le coude ne changea pas. Les mouvements étaient abolis, l’ankylose complète.

A son entrée à l'hôpital, le bras forme avec l’avant-bras un

angle de 65°. Les mouvements de la main sont conservés, ceux du coude abolis. La main est en pronation, le coude saillant en arrière ; deux larges pertes de substance à bords rouges et légèrement décollés, iaissant voir à nu les portions osseuses nécrosées. La plus considérable est en dedans et par cette ouverture on aperçoit l’olécrane à découvert sur une portion de sa surface. La table externe a disparu, et le tissu spongieux fait saillie dans la plaie. Odeur assez fétide, point douloureux au voisinage de lépicondyle. En pressant sur ce point on fait -sourdre un liquide séro-purulent. Pas de tuméfaction notable.

Rienaux poumons niau cœur, urines normales.

Diminution de la longueur du membre,atrophie musculaire, diminution de ia force.

Opération le 27 novembre 1888.

Premier pansement le 7 décembre. Pas de pus, la plaie bourgeonne, on commence à imprimer les premiers mouvements.

12 décembre. — La malade souffre depuis la veille, mouvements difficiles. Immobilisation complète de l’avant-bras.

15 décembre. — Plus de douleurs, mouvements très limi-

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