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tés. Plaie opératoire cicatrisée à peu près complètement. Traction continue sur l’avant-bras de 1 kilogr. 500 qui écarte les extrémités osseuses et progressivement augmente l'extension de l'avant-bras.
25 décembre. — Pour rendre la traction plus efficace, on place l’avant-bras dans un petit chariot à roulettes.
30 décembre. — Plaie tout à fait cicatrisée. Extension complète mais flexion très limitée ; ou recommande à la malade de faire elle-même de temps en temps dans la journée de petits mouvements alternatifs de flexion et d'extension, de pronation et de supination.
15 janvier 1889. — Mouvements de flexion reviennent peu à peu, la flexion atteint l’angle droit. Pour la favoriser davantage on suspend dans la journée en avant de l'articulation du coude, un sachet contenant 500 or. de grenaille de plomb et on maintient l’avant-bras plié au moyen d’une écharpe en caoutchouc: attachée derrière la nuque. Le coude estainsiattiré en haut par l'élasticité de l’écharpe. Plusieurs fois par jour le malade fait exécuter à l’avant-bras de petits mouvements. Pendant la nuit on replacé la traction avec le chariot. |
21 janvier. — La flexion devient plus étendue : on met 700 grammes de grenaille de plomb.
30 janvier. — Les mouvements de flexion sont presque normaux ; mais la traction ayant été supprimée depuis quelques jours, l'extension a diminué d'amplitude. Traction continue pendant 48 heures.
2 février. — L'extension à repris toute son amplitude ; on replace l’avant-bras dans son écharpe, et on porte à 1 kilogr. la quantité de grenaïlle suspendue au coude. Plusieurs fois par jour la malade laisse pendre son bras hors de l’écharpe pour
favoriser l'extension, puis lui fait exécuter quelques mouve-
ments.
UE ES ä ! 3 février. — Flexion à peu près normale.
10 février, — Depuis quelques jours suppression de la trac-
tone
tion ; de plus, comme les phénomènes inflammatoires sont beaucoup moins à craindre, on force un peu les mouvements, . et on oblige la malade à seservir de son bras. Les mouvements actifs de flexion s'accomplissent très bien et avec une certaine énergie, mais lextension active ne peut se faire à cause de l’atrophie du triceps : aussi-emploie-t-on depuis quelques jours lélectricité. Au dynamomètre côté opéré — 20 ; côté sain 80. La malade porte à bras tendu 800 grammes.
22 février. — Electrisation quotidienne. Le triceps réagit visiblement et commence à étendre un peu l'avant-bras. Quant aux mouvements provoquées, ils sont parfaits. La pronation et la supination s'exécutent d’une façon satisfaisante ; un peu
‘de laxité de l'articulation dans le sens latéral. Au dynamomètre côté opéré — 25 ; côté sain — 80.
25 mars. — La malade quitte l'hôpital, état général excellent. Mouvements provoqués normaux et aussi complets du côté opéré que.du côté sain. La flexion active est également complète l'extension active l'est un peu moins à cause de la faiblesse persistante du triceps. Mouvements de supination et de pronation à peu près complets, articulation de plus en plus solide latéralement. |
Cinq ans après l'opération, le résultat s’est de plus en plus amélioré. La malade est couturière ét peut se servir de son bras comme les autres ouvrières ; ce n’est que vers le soir qu’elle
éprouve un peu de fatigue. Il persiste encore un peu d’atrophie du membre, mais elle a notablement gagné en forces. Les mouvements actifs et passifs de l'articulation s’exécutent bien la flexion et l’extension, la pronation et lasupination sontpresque complètes.
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